Zenab Nabaya va-t-elle échapper à la CRIEF ? ‘’Elle viendra répondre ou on la fera venir’’, prévient le procureur
Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a évoqué mardi l’affaire concernant l’ancienne ministre Zenab Nabaya Dramé, accusée d’avoir détourné plus de 150 milliards de francs guinéens. Aly Touré rassure que le dossier suit son cours normal.
‘’C’est vrai qu’on a ouvert une information judiciaire Zenab Dramé, Ismaël Diabaté, Tibou Kamara et Evelyne Mansaré. Les trois derniers sont actuellement en Guinée et ils ont été entendus devant la chambre d’instruction. La première n’est pas en Guinée. Mais il y a une convocation qui a été émise régulièrement à son adresse, signifiée à son domicile et à ses avocats’’, déclare Aly Touré.
Il précise que l’ancienne ministre a des ‘’avocats qui sont actuellement en Guinée. La convocation leur a été signifiée. Quand la date de la comparution est arrivée, les avocats sont venus voir la chambre de l’instruction pour lui faire savoir que leur client n’est pas en Guinée et qu’elle serait convalescente. Ils ont donc sollicité un délai de la chambre de l’instruction pour leur accorder un temps afin que celle-là revienne en Guinée pour être entendue sur les faits qui lui sont reprochés. Nous sommes à ce stade’’.
Le procureur de la CRIEF assure qu’elle ‘’vienne ou qu’elle ne vienne pas, je suis sûr qu’elle va venir, parce que les avocats l’ont dit, une procédure judiciaire est une procédure entière parce qu’elle concerne des personnes qui sont sur le territoire guinéen et d’autres qui sont en dehors de notre territoire. A ce stade, on ne va pas parler d’extradition, parce que les avocats ont sollicité un délai pour permettre à cette dame de venir. La chambre est en train d’observer ce délai’’,
Le magistrat rappelle tout de même que ‘’les personnes qui sont poursuivies, si elles sont en dehors de la Guinée et qu’on sente leur refus catégorique de rejoindre le pays, nous avons de coopérations judiciaires, bilatérales et multilatérales nous permettant de les avoir devant les juridictions nationales. Sur ce point, nous n’avons aucune inquiétude. Nous savons que toute personne poursuivie devant la CRIEF, viendra répondre ou on la fera venir’’.
‘’J’ai toujours dit aux avocats de faire en sorte que leurs clients viennent d’eux-mêmes répondre parce que là ils ont le temps de ramasser ce qu’ils veulent prendre et venir. Qu’ils viennent répondre aux différentes convocations’’, conclut-il.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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