Condamné pour vols aggravés, abus de confiance et escroquerie, l’ancien chargé de communication de la gendarmerie nationale purge sa peine à la maison centrale de Conakry. Son avocat qui souhaite le voir en liberté, demandent humblement au président de la transition de lui accorder une grâce présidentielle.
Son avocat Maître Salifou Béavogui se dit aujourd’hui ‘’très inquiet’’. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale est détenu à la maison centrale de Conakry depuis plus de deux ans.
L’homme de droit rappelle que ‘’le 11 novembre 2020, le tribunal militaire permanent de Conakry l’a condamné à 5 ans d’emprisonnement et au paiement d’une somme de 140 millions de francs guinéens. Sur appel devant la Chambre spéciale de la Cour d’appel de Conakry, le 2 juin 2021, la Chambre spéciale a ramené la peine d’emprisonnement à 4 ans et a maintenu la somme de 140 millions de francs guinéens comme montant devant être payé à la partie civile’’.
Suite à cet arrêt de la Cour d’appel de Conakry, poursuit-il, ‘’le colonel Barry s’est pourvu en cassation devant la Cour suprême de la République de Guinée, suivant pourvoi en cassation en date du 7 juin 2021. Donc depuis cette date, le dossier de la procédure est pendant devant la Cour suprême. Voilà 1 an, le fond de cette affaire n’a pas été examiné, très malheureusement, la demande qui avait été introduite a été rejetée. Le 22 août 2021, une autre demande a été introduite pour demander sa mise en liberté en attendant l’examen du pourvoi introduit devant la Cour suprême’’.
‘’Cette demande s’appuie sur les dispositions de l’article 244 du code de procédure pénale au terme duquel, lorsqu’un pourvoi est introduit devant la Cour suprême, jusqu’à l’arrêt, il est statué sur la demande de mise en liberté par la juridiction qui a connu l’affaire en dernier sur le fond. Donc la chambre spéciale de la Cour d’appel qui a connu l’affaire en dernier a été effectivement saisie d’une nouvelle demande le 22 août 2022 sollicitant la remise en liberté du Colonel Mamadou Alpha Barry en attendant l’examen du pourvoi’’, précise Maître Salifou Béavogui.
L’avocat souhaite que ‘’cette nouvelle demande soit favorablement examinée, dès lors que sa détention n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité’’, tout en soulignant que son client dispose d’une ‘’maison qui coûte trois fois plus cher que ce pourquoi il a été condamné en faveur de la partie civile’’.
A défaut, formule-t-il, ‘’nous souhaitons sincèrement qu’il bénéficie d’une grâce présidentielle, qu’il puisse être libéré en attendant l’examen du recours. Mais son maintien en détention aujourd’hui depuis 2 ans, 6 mois et 6 jours, cela fait déjà plus de la moitié de la peine à laquelle il a été condamné.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

