Malgré sa dissolution par la junte militaire, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) annoncé vendredi l’organisation d’une manifestation citoyenne et pacifique le 18 octobre prochain dans le Grand Conakry et le 26 octobre sur toute l’étendue du territoire national.
En séjour à l’étranger, Sékou Koundouno, le responsable de la stratégie et de la planification du FNDC, a appelé la France à couper les ponts avec la junte militaire guinéenne.
‘’J’ai eu des échanges avec les responsables, que ce soit au Quai d’Orsay, que ce soit à l’Élysée, mais aussi au niveau de l’Assemblée nationale, afin qu’ils puissent reconsidérer leur position sur la reprise de la coopération militaire. Comme vous le savez, les unités d’élite de l’armée guinéenne – je parle du bataillon autonome des troupes aéroportées, je parle des forces spéciales, du groupement d’intervention rapide – sont déployées pour maintenir toute contestation à Conakry et à l’intérieur du pays’’, confie-t-il à RFI.
Il souligne que ‘’nous avons huit personnes qui ont été assassinées par des forces de défense et de sécurité. Nous avons pensé qu’il était inadmissible, incompréhensible pour un Etat comme la France, attaché aux droits de l’homme, attaché à la démocratie, qu’ils puissent en catimini activer ce dispositif de reprise de la coopération militaire’’.
‘’On a demandé aux autorités qu’elles arrêtent, à défaut, nous pourrons les accuser comme étant coresponsables de toutes les exactions, tortures et homicides qui peuvent avoir lieu au cours des différentes manifestations du FNDC’’, prévient-il au micro de nos confrères.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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