Invité ce lundi 10 octobre dans l’émission Mirador, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo n’a pas pu prendre la parole. La direction générale du groupe Fréquences infos média (FIM) assure que son président du conseil d’administration a subi des pressions politiques.
‘’Je suis très étonné comme beaucoup de guinéens. On dit qu’il y aurait eu des pressions politiques qui auraient la direction de FIM à reconsidérer sa programmation. Ce serait une première dans notre pays. Ce soit la HAC ou une quelconque autorité de ce pays, nous n’avons pas eu connaissance d’une décision demandant à qui que ce soit d’empêcher quelqu’un de s’exprimer’’, explique-t-il.
‘’J’ai lu le communiqué du président du conseil d’administration du FIM qui, manifestement, conteste la décision de la direction générale. Il n’y a aucune autorité qui a fait une pression’’, commente le porte-parole du gouvernement au micro des Grandes gueules.
Ousmane Gaoual Diallo assure que ‘’ni le président de la transition, ni aucun membre du gouvernement ne peut faire ça. Parce qu’il n’appartient qu’à la justice et à la HAC d’interdire éventuellement une émission. Ce ne sont pas les politiques qui le font. S’il y a des sanctions, elles doivent venir du judiciaire ou du régulateur du secteur des médias’’.
Il estime que ‘’c’est à la direction de FIM de dire quelles sont les pressions politiques subies et elles sont venues d’où. Son communiqué n’est pas correct sur le plan professionnel. Il y a énormément de déclarations qui se font dans les médias (…). Mais jamais une émission n’a fait l’objet de pressions. Je sais parfaitement de quoi je parle’’.
Pour le ministre Diallo, ‘’c’est inconvenable de dire Cellou Dalein Diallo ne parle pas à un média. I peut parler dans une autre radio internationale qui va être écoutée par des guinéens à travers le satellite. Quel est l’intérêt de dire qu’il ne passe pas à FIM. C’est à FIM de dire quelle est la pression politique qui a empêché la radio de passer son émission’’.
‘’C’est à FIM FM d’apporter l’origine de ces pressions politiques. J’ai pris la peine d’appeler toutes les personnes dont le ministre de l’Information, la HAC, le ministre de la Justice et ça ne vient pas du porte-parolat, du secrétariat général du gouvernement. J’ai appelé tout le monde pour savoir s’il y a eu un échange entre eux et le conseil d’administration avec FIM. La réponse est négative. Personne n’a parlé avec eux par rapport à ça. Si FIM dit que son président du conseil d’administration a reçu des pressions politiques, je pense qu’à un moment donné, il faut être responsable’’, argumente le porte-voix de l’équipe gouvernementale.
‘’Si je devais subir une pression au point de ne pas faire mon travail, je préfère ne rien dire si je n’ose pas dire qui m’a mis la pression pour ne pas jeter le discrédit et alimenter la crise. S’ils sont capables de dire qu’ils ont reçu des pressions politiques, ils doivent être capables de dire ces pressions politiques sont venues de qui’’, exige le ministre Ousmane Gaoual Diallo qui estime que ‘’s’ils ne le font pas, c’est une façon de jeter le discrédit sur tout le monde’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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Le caractere dictatorial de la Guinee est ainsi affirmé aux yeux du monde entier. Interdire à un citoyen de s’exprimer. Il faut se battre ou sinon s’exiler.