Des tirs à balles réelles retentissent dans plusieurs quartiers de l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa dans la commune de Ratoma. La zone est sous le théâtre de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants qui répondent au mot d’ordre du Front national pour la défense de la constitution (FNDC).
C’est dans ces violences que le toit de la maison du journaliste Mouctar Bah, correspondant de RFI et de l’AFP à Conakry, a été transpercé par une balle.
Contacté par la rédaction de VisionGuinee, le journaliste Mouctar Bah a confirmé l’information.
“Ma famille et moi étions en train de déjeuner au balcon quand j’ai entendu une forte détonation. Nous avons tous paniqué. Je suis rentré au salon et j’ai vu des débris du plafond. J’ai appelé mon chauffeur pour lui dire de monter sur le toit voir”, raconte-t-il.
“Il a vu un trou, mais on ne pouvait s’imaginer que c’est une balle qui a transpercé le toit et le plafond avant de se loger dans un fauteuil du salon. Mon fils était couché sur l’autre fauteuil. Heureusement que la balle n’a pas touché un membre de la famille”, souligne Mouctar Bah.
Le FNDC, à l’origine de cette énième manifestation de rue pour le retour à l’ordre constitutionnel, a accusé la junte d’avoir pris la décision de déployer “l’armée sur les différents axes de Conakry, Dubreka et Coyah de 20h à 6h du matin à l’effet d’empêcher tout regroupement et réprimer dans le sang les manifestations des citoyens opposés à la gestion solitaire de la transition”.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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