Ultimate magazine theme for WordPress.

Toumba à la barre : ‘’J’étais un vrai bagarreur de rue, Pivi me connait’’

0
Soutra

Pour sa comparution ce mercredi 2 novembre à la barre, l’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara a été interrogé par Me Dinah Sampil. Face à l’avocat de l’ancien chef de la junte, le commandant Aboubacar Diakité alias Toumba a réaffirmé qu’il a été caricaturé par l’entourage de l’ex-chef de la junte et charge le colonel Tiègboro. Extraits…

‘’C’est un peu difficile lorsqu’on caricature l’homme, lorsqu’on veut monter un scénario contre la personne. Heureusement que je suis né en Guinée et j’ai grandi ici. J’ai fait toutes mes études ici J’ai été champion de taekwondo en Guinée. A l’époque, c’était la fédération guinéenne de discipline et associés. J’ai été encadré par d’éminents médecins au service de cardiologie où j’ai travaillé sur ma thèse de mémoire et assuré le service de médecine interne. Le directeur des services de santé de l’armée m’a confié le service de cardiologie. Je fus médecin chef de bataillon des rangers de l’école de gendarmerie de Sonfonia. Ils n’ont pas sorti les valeurs intrinsèques de cette personne.

J’ai rappelé comme j’ai fait la connaissance du président Dadis pour montrer dans quelles conditions ils m’ont plongé. C’est très difficile. Je ne suis pas surpris que des avocats, dans leur rôle, se demandent est-ce que c’est le même Toumba. Mais c’est la même personne. J’ai une vision et j’exprime mes pensées de façon rationnelle et structurée contrairement à ce qu’ils ont voulu me faire paraitre. C’est très difficile, mais je m’efforce.

C’est très grave de faire plonger quelqu’un dans un problème dont il n’est pas responsable. C’est la première fois que je m’apprête à cet exercice depuis ma naissance. Mais si on me demande les faits, je m’efforce. Je n’ajoute pas, je ne diminue pas, ce sont des faits réels que je rapporte.

J’étais un vrai bagarreur de rue, Pivi me connait. Il m’a invité dans sa salle, j’étais civil, mais j’ai réglé tout le monde. Je n’ai jamais fait un combat contre lui, c’est mon grand. Son adjoint Gadawo, un béret rouge qui était plus fou que lui, m’a invité dans sa salle, je l’ai réglé jusqu’à ce qu’il a perdu trois dents. Ils sont venus me trouver dans ma chambre avec l’ordonnance pour me dire qu’il faut que je paye. C’est pour cela que je dis que ce sont mes grands, je les respecte.

J’ai dit que j’aime le président Dadis Camara, mais il faut qu’il se force pour me présenter des excuses. Ils ne peuvent pas me faire quitter l’hôpital, m’engager dans cette affaire, me faire manger des choses, jurer sur la Bible et le Coran, que je me batte pour que ce pouvoir et faire savoir que je suis contre lui. On était ensemble, le président était à ma disposition et je n’ai jamais pensé un jour à lui faire du mal. Ma garde de salon, c’est Cecé et Destin. Mon téléphone était avec Cécé ainsi que la clé de ma chambre. Partout où je vais, il a mon talkie-walkie. C’était juste pour montrer ma fidélité au président. Mais le colonel Tiègboro s’est infiltré’’.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

Soutra
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Suivez nous sur les Réseaux sociaux !

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour suivre les dernières actualités de VisionGuinee.info