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Dadis Camara : ‘’Quand je vois Toumba, je ne suis pas tranquille’’

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Soutra

C’est dans une tenue traditionnelle ‘Faso dan fani’ que l’ancien président Dadis Camara est apparu à la barre du tribunal de première instance de Dixinn delocalisé à la Cour d’Appel de Conakry, ce lundi 12 décembre. 

Au cours de son audition, le capitaine Dadis Camara qui clame son innocence dans le massacre du 28 septembre 2009, a plaidé pour sa libération. Il se dit trahi par son ancien aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba.

‘’J’ai beaucoup souffert M. le président. J’ai pris Toumba et je l’ai mis au-dessus de tout le monde. Entre Dieu et moi, avant que Toumba ne tire sur moi, sur l’honneur, les services de renseignements m’avaient dit qu’il veut faire un coup d’Etat. Mais je ne pouvais pas y croire. Même si c’est mon épouse qui me le disait, j’allais lui dire de prendre ses bagages et de foutre le camp. Mais ce que les gens ne comprennent pas, c’est le destin est plus fort que tout’’, relate Moussa Dadis Camara

L’ancien chef de la junte militaire dit ne peut être en sécurité en compagnie de son aide camp à la maison centrale de Conakry.

‘’Un de mes avocats lui a posé la question : ‘Est-ce que vous avez entendu le dernier mot que le capitaine Dadis a dit le 3 décembre ? Il a dit non. La seule chose que j’ai dite, c’est : ‘Eh Dieu ! Toumba, tu peux me trahir ?’. C’est pourquoi quand je le vois, je profite de l’occasion pour vous dire que je ne suis même pas tranquille à la maison centrale. Quelqu’un qui tire sur toi à bout portant, on vous met ensemble. Même dans le box des accusés, j’étais assis devant. Mais je n’avais pas l’esprit tranquille. J’ai dit au directeur : ‘si vous ne changez pas ma place, je vais me plaindre au tribunal’. Respectueusement, le directeur de la garde pénitentiaire a changé ma place’’, dévoile-t-il.

‘’Même à l’instant où je parle, c’est parce que j’ai une sérénité, sinon après son tir, Dieu m’a donné une intelligence extrême. Sinon je n’allais pas pouvoir parler comme ça. Parce qu’à chaque fois que je parle, je me tourne, je regarde s’il n’a pas une arme. Il faut se dire la vérité. Ce que j’ai vécu le 3 décembre 2009, c’est Dieu seulqui fait que je suis devant vous. L’objectif c’était quoi?  Il fallait me tuer et on enterre l’affaire du 28 septembre. Qui pouvait maintenant parler de l’affaire du 28 septembre?’’, se demande Moussa Dadis Camara.

Au juge Ibrahima Sory 2 Tounkara, il demande : ‘’qu’est-ce que vous attendez maintenant monsieur le président pour me libérer. Parce que tous les accusés, aucun n’a dit mon nom, pour dire : ‘Dadis m’a donné des ordres, il est complice avec moi’. J’attends votre sagesse. Parce que pour libérer un prévenu, il faut que tout le monde passe à la barre”.

“C’est pour cela que je ne vais pas abuser de votre sagesse. Sinon je sais que vous allez me libérer, monsieur le président. J’ai la conviction que moi, capitaine Moussa Dadis Camara, vous allez me libérer parce que personne n’a dit que je lui ai donné des ordres. Personne n’a dit qu’il est complice avec moi’’, conclut-il.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

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