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Me Pépé Antoine Lamah : ‘’il n’y a pas de raisons que le président Dadis continue de croupir en prison’’

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Soutra

Face à un feu roulant de questions du ministère public, Moussa Dadis Camara a fini par perdre la voix. Le procès a dû être renvoyé au lundi 19 décembre pour lui permettre de revenir au meilleur de sa formation.

Dadis Camara était le chef de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir après la mort du général Lansana Conté. C’est sous son règne que plus de 150 guinéens ont été tués lors d’une manifestation des forces vives au stade du 28 septembre.

Au sortir de la deuxième journée de comparution de son client, Maitre Pépé Antoine Lamah indique que l’ancien président du CNDD s’est exprimé dans ‘’sa sincérité habituelle. Il a, dans des termes précis, démontré que les faits articulés contre sa personne ne sont aucunement fondés’’.

‘’Il a, dans les mêmes verbes, démontré que les véritables auteurs qui ont planifié et exécuté les crimes perpétrés au stade du 28 septembre sont en bonne partie en dehors de la salle d’audience’’, souligne l’homme de droit.

Il estime qu’à partir de ce moment,  ‘’si le parquet près le tribunal de première de Dixinn est vraiment sérieux, on vient de lui donner une piste sur laquelle il peut marcher pour obtenir enfin justice dans l’affaire du 28 septembre’’.

Ce conseil de l’ancien président croit dur comme fer que son client est ‘’victime d’un acharnement. On lui en veut simplement pour avoir été chef de l’Etat, président de la République et commandant en chef des forces armées à l’époque des faits. Or, ces titres ne constituent pas en soit une infraction’’.

‘’Donc il n’y a pas de raisons que le président Dadis continue de croupir en prison. Avec son état de santé lors de la première audience au cours de laquelle il devait comparaitre, il a fait savoir au tribunal qu’il n’était pas en bonne santé. Ses détracteurs ont interprété cela autrement en disant qu’il a peur d’affronter la justice et de se prêter aux questions. Quelques jours plus tard, on a vu comment il est. Il a même voulu forcer la situation en continuant à se prêter aux question du ministère public. C’est parce qu’il était dans l’impossibilité absolue de s’exprimer que le renvoi a été demandé’’, détaille l’avocat.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info  

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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