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Procès du 28 septembre : traité de ‘’dictateur’’, Dadis pique une grosse colère

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Soutra

L’ancien président du CNDD a perdu son sang-froid une nouvelle fois lors de son interrogatoire ce lundi 19 décembre au tribunal criminel de Dixinn. Dadis Camara a laissé exposer sa colère quand une représentante du ministère public l’a qualifié de dictateur.

‘’Saviez-vous qu’on vous appelle dictateur’’, lui demande la magistrate qui sera recadrée par le président du tribunal l’intimant de reformuler sa question. ‘’Savez-vous que des gens affirmaient sous votre régime, la population était oppressée et arbitrairement arrêtée ?’’, relance-t-elle.

‘’Je vais vous dire madame, si vous voulez, vous ne pouvez pas reconnaitre. Mais ce que le capitaine Dadis a fait pour votre pays en 11 mois, personne ne l’a fait. Ce pays-là nous appartient tous. Vous voulez faire croire quoi ? Dictateur ? Si vous ne le dites pas, c’est une frustration. Vous ne voulez pas dire la vérité. Dadis Camara a été un patriote. C’est son patriotisme qui fait qu’il est devant ce tribunal’’, répond Dadis Camara, très remonté.

‘’Ce que je dis, c’est sur l’internet’’, enchaîne la procureur qui tente de rectifier le tir. ‘’Laisser tomber les réseaux sociaux’’, lui ordonne le bouillant capitaine qui s’est emparé du pouvoir après la mort du général Lansana Conté. ‘’On est devant un tribunal criminel’’, rappelle-t-il d’un ton ferme, avant de demander à la représentant’ du ministère public ‘’si c’est l’internet qui va résoudre les problèmes ici’’.

‘’En juin 2009, des magistrats qui se sont soulevés contre votre façon de gérer votre pays’’, fait-elle remarquer à l’ancien chef de la junte militaire.

‘’Je vais simplement vous dire que l’histoire me donne raison. Hier, ce que j’ai fait au palais du peuple, voilà le résultat. Ces jeunes qui étaient à l’université, c’est le résultat. C’est pour vous dire que le capitaine Dadis était un patriote. Comment pouvais-je penser que ces jeunes-là allaient être devant moi aujourd’hui. Dieu m’a donné raison. C’est le patriotisme. Je ne rle egrette pas’’, indique l’accusé.

Le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara tente de calmer les esprits en conseillant à Dadis de se calmer. ‘’Vous n’avez pas intérêt à vous énerver. Je vous ai dit dès le début que lorsqu’on on pose une question, vous avez le choix de répondre par oui ou non. Vous pouvez aussi dire que vous ne répondez pas, le tribunal aura la latitude d’apprécier. Si vous choisissez de répondre, le tribunal va vous laisser répondre. Mais ne vous énervez pas. Madame la procureure, posez des questions qui vont dans le sens des faits ou qui peuvent aboutir au moins aux faits’’, suggère le magistrat.

Et la procureure de poursuivre : ‘’Je vous donne un exemple sur un maire qui gère une commune. Son mandat arrive à terme, son adversaire décide d’organiser un évènement. Le jour J, le maire décide d’aller empêcher la manifestation. Selon vous, le maire sera-t-il impliqué dans ces événements ?’’

‘’Madame la procureure, je n’ai pas fait le droit pénal. Mais votre question n’est pas en rapport avec le professionnalisme d’un pénaliste. Ce n’est pas professionnel. D’ailleurs, je ne réponds plus à vos questions’’, lâche Moussa Dadis Camara, furieux.

Le procureur Algassimou Diallo a demandé au président du tribunal de suspendre l’audience pour quelques minutes.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info 

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

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