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Pont Paul Kagame : ‘’Nous lui donnons ce nom, parce que nous voulons que le Rwanda soit un partenaire important’’

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Soutra

Après l’attribution du nom de l’échangeur de Kagbélen au président du Rwanda Paul Kagamé ce mardi 18 avril, des réactions fusent de partout. Le ministre des télécommunications estime la polémique n’a pas lieu d’être. Ousmane Gaoual Diallo rappelle que beaucoup d’autres infrastructures portent le nom de personnalités étrangères.

Le porte-parole du gouvernement fait remarquer que cet acte du président de la transition s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre Conakry et Kigali.

‘’On a toujours des gens méritants mais ce genre de nationalisme ne passe plus. L’autoroute s’appelle bien Fidel Castro, l’imprimerie nationale Patrice Lumumba, le palais Mohamed V. Quand on construisait l’université Gamal Abdel Nasser, il n’y avait rien sauf la sympathie du président Ahmed Sékou Touré’’, indique-t-il.

Ousmane Gaoual Diallo souligne qu’aujourd’hui, ‘’nous avons une très bonne communauté guinéenne dans les écoles au Rwanda et même dans la recherche. Le jeune qui est à l’origine des poubelles intelligentes au Rwanda, qui couvre toute la ville de Kigali, c’est un jeune guinéen de Taran’’.

A l’en croire, ‘’quand on donne le nom de quelqu’un à un monument, il y a des choix qui sont liés à ceux qui dirigent. On peut décider pour l’amitié, la sympathie, les perspectives pour l’encourager à faire plus dans l’avenir. Parce que nous cherchons à renforcer nos relations. Ça peut venir vite renforcer ce lien d’amitié et de coopération. Quand on a donné à Barack Obama le prix Nobel de la paix, il n’avait rien fait encore pour la paix. C’était plutôt une façon de l’encourager à continuer dans ce sens’’.

Le porte-parole du gouvernement précise que ‘’nous lui donnons ce nom parce que nous voulons que le Rwanda soit un partenaire important dans le transfert des compétences. Aujourd’hui, le Rwanda peut donner tout sur les telecoms. Le Rwanda, c’est 97 % de couverture du territoire en réseau. Si vous regardez l’organisation de l’aménagement numérique du territoire sur les impôts, on n’a même pas 20% de guinéens qui payent l’impôt. Les rwandais, à près de 98%, payent l’impôt. Ils ont un système de collecte d’impôts qui peut nous inspirer, sur les revenus que nous ne payons pas’’.

Pourtant, poursuit-il, ‘’il y a des similitudes dans le revenus des populations. On a à peu près le même nombre de citoyens, 13 millions d’habitants. Ils ont des modèles organisés de passation de marchés. Il faut avoir comment ils passent se font les passations de marchés. Ici en Guinée, les passations de marchés publics, c’est un parcours de combattant’’.

‘’Entre le moment où je fais les TDR et l’attribution du marché, je peux perdre six mois. Pour que ça aille vite, tu es obligé de passer au gré au gré. Sauf que le gré à gré est limité en termes de volume d’argent. Donc, c’est très compliqué. Au Rwanda, les entreprises souscrivent en ligne. Toute la sélection est faite au bout de 30 jours. Tout est transparent. Les contributions vont dans les caisses de l’Etat et c’est quelque chose qui nous inspire’’, fait-il remarquer sur le plateau de Djoma TV.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info 

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

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