Interdiction des DAF de quitter la Guinée et retrait des passeports des ministres : ‘’le CNRD cherche à blanchir sa gestion’’, selon les Forces sociales
Alors que les autorités de la transition ont décidé d’interdire aux DAF de quitter le pays, avant de saisir les passeports diplomatiques de la plupart des ministres, le Forum des forces sociales de Guinée assure que le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) cherche à blanchir sa gestion.
‘’Le retrait des passeports diplomatiques ou l’interdiction de sortie, c’est une forme de cinéma. Le CNRD cherche à blanchir sa gestion. Pour nous, le droit ne se défend en fonction de la tête de quelqu’un ou des relations avec quelqu’un. La loi, c’est la loi. Si vous cherchez de défendre la loi, la promotion de la gouvernance, dès que vous sentez les violations de droits, vous vous levez, vous alertez, vous vous prononcez. Pour nous, il ne devrait pas y avoir de questions autour de ça’’, indique le coordinateur du Forum des forces sociales.
D’ailleurs, déplore Abdoul Sacko, ‘’le fait que le procureur de la CRIEF soit débouté par la cour de la justice de la CEDEAO pour des faits liés à la violation des droits, de libre circulation des personnes en retirant leurs passeports et que le lendemain, les guinéens voient le même procureur le droit interdire à des citoyens de circuler librement. Nous disons que les mêmes causes produisent les mêmes faits. Arrêtons de banaliser, de rabaisser la justice guinéenne. Sortons de l’émotion et l’autoritarisme. Essayons de nous interroger quelles bases juridiques le procureur a suivi pour que cette interdiction ait lieu ? Est-ce que les faits de corruption ou de détournement de biens publics sont établis ? Pour nous, la sanction quelle qu’elle soit, vient après avoir suivi la procédure normale’’.
Mieux, alerte-t-il sur Djoma, ‘’nous demandons à la cour suprême de cesser d’être muette sur les agissements du procureur spécial, quelle que soit sa spécificité, quel que soit son pouvoir. Parce que pour nous, il n’est pas au-dessus de la cour suprême, ni au-dessus de la justice. Nous demandons la régularité des actions du procureur. Parce que nous ne sommes dans le cinéma où nous allons faire du n’importe quoi pour distraire la population’’.
A la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Abdoul Sacko recommande : ‘’Avant de foutre les gens dans la prison, rassurez-vous que vous avez fait des audits en amont à travers des spécialistes (…). Il faut qu’on arrête de rabaisser la République. Ce n’est pas un jeu d’enfants’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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