Procès du 28 septembre : Maître Sidiki Bérété plaide pour l’acquittement de Marcel Guilavogui ‘’après 14 ans de détention arbitraire’’
Dans l’affaire du 28 septembre, les plaidoiries de la défense se poursuivent au tribunal criminel de Dixinn. En ce qui concerne Marcel Guilavogui, ses avocats, à tour de rôle, tentent de démonter l’accusation pour demander son acquittement après près de 15 ans en prison.
Maître Sidiki Bérété qui plaide ‘’non coupable’’ pour son client Marcel Guilavogui, dit être dans la logique que de ‘’faire basculer et détourner les arguments du ministère public qui a abandonné le droit interne au profit du droit international qui sera impossible’’.
‘’Ce n’est pas méchant. On va aller de façon pédagogique pour détruire les charges et demander l’acquittement pur et simple’’, assure-t-il.
L’homme de droit et conseil de l’ancien homme de main de Dadis Camara explique que ‘’quand l’instruction et l’enquête sont bâclées, quand il n’y a pas de pièces à conviction, il n’y a pas eu de rapport d’autopsie, il n’y a pas eu de témoins oculaires, sur quelle base on va demander la condamnation ?’’
Selon lui, ‘’il a été dit dans l’ordonnance qu’il s’agit de militaires de la sécurité présidentielle, de miliciens de Kaléah, de gendarmes. Les 11 qui sont ici ne peuvent représenter tout ça. Je crois que c’est aussi simple que ça. On est là pour dire le droit dans la courtoisie et dans la fermeté pour l’acquittement de nos clients. Si c’est au vu du droit, je suis convaincu qu’on doit les laisser partir à la maison. Parce que ça a été mal monté’’.
‘’Marcel Guilavogui, on lui reprochait d’avoir varié et d’avoir parlé deux fois. Il a reconnu qu’il a menacé à l’aide d’une grenade. Ceux qui ont été menacés disent que ce n’était pas lui. Et d’ailleurs Marcel, après 14 ans de détention arbitraire sans être jugé dans un procès équitable, a été escroqué de son bâtiment pour une promesse de liberté sans suite. Il a été dans la souffrance totale sous la torture. Il était tombé dans une folie momentanée et a été admis à la psychiatrie’’, indique Me Bérété.
Avant de dire à qui veut l’entendre : ‘’On ne peut pas accuser un accusé par les propos d’un accusé. Je crois que tout ce qu’on est en train de lui attribuer, ça ne peut pas tenir devant le droit criminel ».
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

