Après avoir annulé sa conférence de presse, Faya Millimouno dénonce une ‘’situation de sauvagerie en Guinée’’
Le Bloc Libéral avait prévu une conférence de presse ce jeudi 20 février 2025, mais celle-ci n’a finalement pas eu lieu. C’est Dr Faya Millimouno, le dirigeant du parti qui a annoncé le report, invoquant un climat de menaces pesant sur lui et son entourage.
‘’C’est parce qu’il faut qu’on prenne quelques dispositions supplémentaires. On a affaire à une situation de plus en plus sauvage aujourd’hui dans notre pays, où la vie humaine n’a plus aucune importance. Lorsque des gens encagoulés, avec des uniformes des forces de défense et de sécurité, débarquent la nuit, mettant ainsi à mal toutes les dispositions légales qui protègent le domicile des gens, c’est une situation de sauvagerie qui nécessite que l’on prenne un minimum de dispositions. Parce que nous invitons des journalistes. On a vu par le passé que les pouvoirs dictatoriaux de Conakry ne se sont pas gênés de s’attaquer aux journalistes. On a enregistré des cas de violence au sein des partis politiques’’, a-t-il déclaré.
‘’Donc, nous avons décidé de reporter la conférence de presse. Le temps de prendre les dispositions nécessaires pour faire passer notre message. En tout cas, c’est déjà important que le fait qu’on ait reporté ça va nous aider à mieux réfléchir par rapport à notre communication sur le sujet’’, a-t-il ajouté.
Ce leader politique, devenu critique à l’égard du CNRD, dit être déterminé à continuer à dénoncer. ‘’Nous continuerons à communiquer. Nous continuerons à dénoncer. Nous continuerons à sensibiliser le public à ne pas embarquer vers une gouvernance de décadence, de violence. Mais pas seulement ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui dans notre pays’’, a-t-il précisé.
Il se demande si le ‘’peuple de Guinée accepterait de condamner l’avenir de ses enfants en permettant que ce pouvoir-là, qui n’a encore aucune légitimité, instaure une situation de terreur dans notre pays ? Ou que ce soit encore le peuple de Guinée qui, en faisant le dur poids des mesures, accepterait de condamner, n’est-ce pas, le président Mamadi Doumbouya, d’être candidat aux élections alors qu’on a empêché Moussa Dadis Camara de l’être ?’’
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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