On parle beaucoup de démocratie en Guinée. On en parle dans les discours officiels, dans les médias, sur les réseaux sociaux. Mais si on gratte un peu, si on regarde les faits, une question s’impose à nous : peut-on vraiment parler de démocratie sans alternance réelle au sommet de l’État ?
La réponse est simple : non. Car l’alternance, ce n’est pas un luxe. Ce n’est pas un caprice. C’est le cœur même de la démocratie. C’est ce qui garantit que le pouvoir ne soit pas confisqué par un clan, un parti ou un homme. C’est ce qui donne au peuple le droit de dire : « Merci, mais maintenant, on veut autre chose. »
Quand le même système se recycle encore et encore, quand ceux qui gouvernent refusent de partir ou s’arrangent pour toujours rester autour du pouvoir, on n’est plus en démocratie. On est dans un cercle fermé, souvent entretenu par la peur, les promesses non tenues, ou la division du peuple.
La démocratie sans alternance, c’est une maison sans porte. On peut y entrer…mais on ne peut jamais en sortir. Et ça, ce n’est pas la démocratie. C’est la dérive.
Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens sont fatigués. Pas seulement de la pauvreté ou de l’injustice. Mais de voir que rien ne change, ou que ceux qui promettaient le changement finissent par reproduire le même système.
Alors, si nous voulons une Guinée véritablement démocratique, nous devons faire de l’alternance une règle sacrée, une respiration normale de notre vie politique. Pas une menace. Pas une guerre. Mais une étape naturelle dans la vie d’un pays libre.
La démocratie, ce n’est pas juste voter. C’est pouvoir changer.
Boubacar Dieng


Oui sans aucune démagogie, si elle est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple, laissez nous profiter des ouvertures et innovations qui sont entrain d’être constatées.
Nous devons seulement adapter la démocratie à nos valeurs et non calquer celui des pourfendeurs du bien être des Guinéens.