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Guinée : les fleurons d’une bonne gouvernance (Par Ibrahim Kalil Kaba)

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Soutra

D’abondants glissements de terrain et d’inondations ont été enregistrés avec des pertes considérables en vie humaine et dégâts collatéraux après les récentes pluies diluviennes en Guinée. Ce drame a causé plus d’une trentaine de morts et blessés avec des maisons endommagées, surtout dans la commune de Dubréka et environnants.

Depuis des décennies, l’Etat guinéen a été éperdument absent dans la gestion régalienne du patrimoine et des domaines publiques aux profits des désordres sociaux d’une administration boiteuse et coupable. Ce fléau existe et persiste, mais il exige des solutions concertées.

Permanentes ou temporaires, les occupations anarchiques des bordures des routes et de la mer ont vandalisé et pénalisé les infrastructures routières et voiries au même ressort que les activités économiques. Cette absence coupable et prolongée prive les collectivités et l’Etat de leurs substances et recettes potentielles, entrainant des coûts exorbitants et dépenses inutiles en entretien et maintien d’ordre.

Il va de soi que l’administration et la gestion des domaines publics de l’Etat ont été confrontées à une accumulation des déchets ménagers, gravats et matériaux divers sur les routes et les lieux publics. Cette absence prolongée de l’Etat a pérennisé une masse critique d’administrateur incompétent soucieux que de leurs carnets de compte bancaire.

Ce «laissez-faire et laissez-aller » a créé un nid fécond en mal gouvernance. Depuis 1984 jusqu’à la mort du Président Lansana Conté sans oublier le passage éphémère du Capitaine Moussa Dadis Camara et le General Sekouba Konate, l’Etat a vécu des défis liés notamment au manque de bonne volonté à renforcer la réhabilitation et aux entretiens des infrastructures et entretien des domaines publiques.

Volontairement ou non, la déontologie et l’éthique n’ont jamais été au menu des valeurs cardinales et le comportement non interventionniste de l’état de droit profitait à une frange d’élites qui jouissaient des grands avantages macroéconomiques au détriment du plus grand nombre (la population) à la base.

Pays à fort potentiel minier, les opportunités ont toujours été disponibles, mais ce manquement de l’Etat de droit a façonné la propension du fléau et à petit trot, la Guinée a perdu insidieusement son avantage compétitif et le vaillant peuple de Guinée gémissait sous les effets ardents et âpres d’infrastructures galvaudées et vétustes.

Cette rebuffade de l’administration à mobiliser les ressources internes pour les vastes travaux de réhabilitation des infrastructures a créé le champ libre aux escapades des fonds d’entretien routiers.

Fort de ce constat, les politiques structurelles doivent désormais favoriser un renforcement des capacités opérationnelles des infrastructures, bouffées d’oxygène pour un développement harmonieux et étincelant. Les mises en œuvre du programme de développement local (PDL) doivent ambitionner des projets respectueux de réhabilitation des infrastructures ainsi que d’autres patrimoines de grande envergure, tout en assurant la pérennité des plans d’eau en accord avec la protection et l’équation des cours d’eau et bordures de routes et mer.

Ces transformations qualitatives et quantitatives créent une chaine de réactions et de valeur ajoutée socioéconomique. Non seulement, elles corrigent les lourdeurs administratives mais elles permettent aussi de réduire les taux de victimes d’accidents de route et inondations spontanées. Par ricochet, elles anéantissent simultanément la pauvreté ambiante mais aussi les effets nocifs du chômage et d’une croissance inéquitable. L’objectif est de prévenir la

pollution des eaux et gites aviaires fécondes en moustiques porteuses de maladies parasitaires et pathologiques. Ces désenclavements favorisent une chaine de valeur ajoutée aux zones de production agricole et d’autres axes de transformation et d’exploitation.

Ensuite, le géant Simandou 2040 aidant sous le magistère et l’impulsion du génie financier, ministre directeur de cabinet à la Présidence, M. Djiba Diakité, la Guinée regagnera son lustre d’antan et deviendra une destination privilégiée des investissements directs étrangers (IDE). Ces reformés commencent déjà à germer leurs images de marque avec des témoignages éloquents et élogieux comme les échangeurs Paul Kagame et Bambeto et d’autres ponts et chaussées ainsi que des voies ferroviaires qui facilitent la mobilité des personnes et biens, bouffée d’oxygène d’une économie en bonne haleine.

Ces politiques sont autant plus urgentes qu’elles débusquent le chemin pour les fleurons d’une bonne gouvernance. Elles constituent des accélérateurs parallèles a l’éducation et à la sante qui ordonnent une croissance réelle, imprévus de l’indice de développement humain (IDH), qui est la pierre angulaire d’une émergence socio-économique durable et une quiétude sociale ancrée.

A cette allure, l’avenir sera plein de brillantes promesses et les guinéens seront en mesure de se plaquer au dos avec un sentiment d’appartenance sociale pour marquer leur confiance retrouvée.

Ibrahim Kalil Kaba

E-mail : caltrade.kaba@gmail.com/

Soutra
1 commentaire
  1. Ben Idriss dit

    Bravo pays frère, la Guinée, bon vent , surtout en declassant le Sénégal économiquement. Merci beaucoup pour cette contribution clé, nous petmettode d’apprécier les potentialités de ce grand pays qu’est la Guinée.

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