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Le président de la HAC ferme et catégorique : ‘’On a promis de dégager de la presse tous ceux qui sont venus par effraction, on va les dégager’’

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Soutra

Al’occasion du lancement, ce samedi 20 décembre, de la formation des journalistes en langues nationales sur la vulgarisation du nouveau cadre normatif des élections organisée par la Direction générale des élections (DGE), le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, s’est montré ferme vis-à-vis des intrus dans la presse en Guinée.

Face à une trentaine de journalistes en langue nationale, le président de la Haute autorité de la communication (HAC) a tenu un discours ferme. Boubacar Yacine Diallo estime que la profession est envahies par des individus sans formation, souvent d’anciens auditeurs célèbres, recrutés pour leur seule maîtrise des langues nationales.

‘’Dites à vos patrons qu’un auditeur célèbre qui appelle dans votre émission ne peut pas vous remplacer. C’est-à-dire que vous êtes au chômage, vous vous demandez pourquoi ? La réponse est là. Il y a deux auditeurs qui se distinguent, on les amène, on ne les paye pas. Eux, ils violent toute la journée la loi parce qu’ils n’en savent rien. Ils parlent bien la langue. C’est la seule qualité qu’ils ont. Mais cette qualité ne fait pas d’eux des journalistes’’, a-t-il assuré.

Au-delà du manque de compétences, Boubacar Yacine Diallo dénonce des motivations purement financières derrière ces journalistes de circonstance.

‘’Certains d’entre eux viennent pour chercher de l’argent. Ils vont dans les villages et ils rentrent dans les conflits de terrain. C’est pour ça que 90 % de vos émissions sont sur les conflits domaniaux. Parce que c’est là-bas où il y a de l’argent. Il faut que cela s’arrête. C’est pour ça que vous vous plaignez. On dit ‘ah, on ne nous sollicite pas. Nous sommes des journalistes de langue’. Parce que ceux-là ont pris votre place. On ne va pas vous solliciter’’, a assuré le président de la HAC.

Boubacar Yacine Diallo promet de mettre à l’écart tous ceux qu’il qualifie de journalistes par effraction, pointant du doigt les dérives éthiques et l’illégalité de certains supports.

‘’On a promis de dégager de la presse tous ceux qui sont venus par effraction. Et on va les dégager. On va les dégager. Qu’ils le veuillent ou pas. Il faut que la Guinée ait une presse normale. Et pour ce faire, les patrons doivent être contraints de ne recruter que des journalistes. C’est une obligation’’, a-t-il indiqué.

Il met en garde les promoteurs des télévisions sur le web. ‘’J’ai entendu quelqu’un dire qu’il était propriétaire de Fatala TV. Fatala TV n’existe pas. Il exerce dans l’illégalité. Ce n’est pas permis. Et ils s’entêtent. Parce qu’il appartient à une association que nous avons reçue. Les gens ont renoncé. Ils ont créé des sites, ils sont allés chez le procureur et ils les ont déclarés. On leur a fait des facilités pour leur donner des cartes’’, a dénoncé M. Diallo, promettant des mesures sévères contre ces pratiques.

‘’Vous croyez qu’on s’amuse ? Tous ceux qui ont des web TV, on va porter plainte contre vous. Le Sénégal, qu’on cite en exemple, dans le code de la presse, allez chercher le code de la presse, si vous utilisez un organe qui n’est pas autorisé, vous encourez une peine d’emprisonnement de 1 an à 5 ans, au choix du juge. Ce ne sont même pas des amendes’’, a prévenu le président de la HAC.

Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52 /bahpathe17@gmail.com

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