Le ministre de la santé assure depuis le 5 septembre 2021, “l’accouchement a été réellement gratuit en Guinée”
Tout en affirmant que “la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût”, le ministre de la santé et de l’hygiène publique note des avancées dans son secteur depuis le 5 septembre 2021. Pour Oumar Diouhé Bah, la Guinée faisait face à une rupture en termes de vaccination.
“Le premier pilier de la prévention, c’est la vaccination. C’est pourquoi, nous avons directement attaqué ce problème de vaccination, car la situation héritée n’était pas du tout reluisante. Nous étions à 95 % de rupture dans la vaccination traditionnelle. Nous disposions de quatre chambres froides vétustes, âgées de plus de 20 ans, et la couverture vaccinale des enfants était très faible, autour de 24 % en 2018, avec une dépendance quasi totale aux approvisionnements extérieurs. Il y avait donc une grande dépendance”, décrit le ministre de la santé et de l’hygiène publique.
Grâce aux réformes engagées, poursuit Diouhé Bah, “nous avons adhéré à l’initiative pour l’indépendance vaccinale. Aujourd’hui, malgré l’incendie, grâce au soutien de nos partenaires et à l’engagement du gouvernement, nous ne connaissons plus de rupture et nous sommes en train de reconstituer nos stocks. Nous visons une campagne de grand rattrapage, prévue pour le premier trimestre 2026. Après avoir perdu nos quatre chambres froides, nous en avons installé quatre autres de grande capacité. D’ici la fin du premier trimestre 2026, nous aurons une douzaine de chambres froides, à Conakry comme à l’intérieur du pays. Toutes les régions disposeront de leurs chambres froides. De plus, 106 réfrigérateurs et véhicules frigorifiques seront déployés à travers le pays”.
Il afffirme que “nous avons mis en place un comité national d’introduction de nouveaux vaccins. Certains vaccins seront introduits courant 2026. Aujourd’hui, nous avons atteint un taux de rupture de 0 %, alors que nous étions à 95 % pendant plusieurs années. Ainsi, la disponibilité des vaccins est totale et continue, et la couverture vaccinale est passée de 47 % à 63 %”.
En 12 mois, dit-il, “nous avons réalisé une progression de 16 points. C’est exceptionnel, historique. Cette progression a été saluée par le monde entier, et la vaccination des enfants se poursuit sur l’ensemble du territoire national. Avant, nous comptions un nombre d’enfants n’ayant jamais reçu une seule dose de vaccin, un des plus élevés parmi les pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Nous avons également introduit le vaccin contre le paludisme, et notre stratégie vaccinale a été reconnue parmi les pays de la sous-région comme étant très performante. D’ailleurs, la Guinée a récemment accueilli la réunion des directeurs de la sous-région, avec plus de 17 pays représentés, grâce aux résultats significatifs que nous avons obtenus. Et tout cela est le fruit de la gratuité de l’accouchement”.
Dr Bah a indiqué ans l’émission L’heure du bilan que “c’est depuis le 5 septembre que l’accouchement est réellement gratuit dans les structures de santé. Plus de 40 conteneurs de 40 pieds de kits pour la santé de la reproduction, la considération prénatale, l’accouchement par voie basse ou par césarienne ont été distribués. Il y a également une disponibilité de médicaments dans toutes les formations sanitaires du pays”.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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