Kagbelen : le récit bouleversant des pères des adolescents morts dans l’incendie de l’atelier de menuiserie
L’émotion est vive après l’incendie survenu dans un atelier de menuiserie et tapisserie à Kagbelen, ayant coûté la vie à trois adolescents. De nouveaux éléments sont désormais connus, notamment l’identité des victimes.
Il s’agit des frères Moussa Camara, 13 ans, et Oumar Camara, 10 ans ainsi qu’Issa Camara. Les trois adolescents, écoliers et apprentis menuisiers, ont péri dans les flammes, calcinés alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur de l’atelier au moment du sinistre.
Joint par notre rédaction, Harouna Camara, père de deux des victimes, revient avec émotion sur les circonstances du drame.
‘’C’est vers 5 heures du matin que j’ai été appelé pour m’informer que l’atelier avait pris feu. Je me suis immédiatement dirigé vers les lieux. En cours de route, on m’a rappelé pour me dire que les trois enfants étaient calcinés. À mon arrivée, ils avaient déjà été évacués vers l’hôpital’’, raconte-t-il.
Selon lui, aucun matériel n’a pu être sauvé. ‘’Rien n’a été récupéré. Toutes les machines ont été consumées par le feu. En tant que croyants, nous nous remettons à la volonté divine. Pour le moment, il est difficile de faire un bilan précis, mais tout est parti’’, confie-t-il.
Poursuivant son témoignage, Harouna Camara précise qu’il est dans l’attente de la fin des formalités à l’hôpital préfectoral de Dubreka afin de récupérer les corps pour procéder à l’inhumation.
Ce père de famille, dévasté par la disparition de deux de ses enfants, appelle l’Etat et les personnes de bonne volonté de lui venir en aide, affirmant avoir tout perdu dans le drame.
Moussa Camara est le père d’Issa Camara, l’autre victime de l’incendie. Chauffeur de profession, il a raconté les derniers instants avec son fils.
‘’Hier, après le travail, comme d’habitude, je lui ai demandé de passer la nuit dans le véhicule. Il m’a ensuite demandé la permission d’aller jouer avec ses amis et même de passer la nuit là-bas. Je n’ai pas refusé. Ce n’est que vers 3h à 4 heures du matin que j’ai été alerté que l’atelier avait pris feu. Une fois sur place, je me suis dit qu’ils sont morts. On s’est battus pour éteindre le feu. On a sorti les corps et conduit le blessé à l’hôpital’’, précise-t-il.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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