Beaucoup d’analystes occidentaux affirment encore que l’économie chinoise dépend de l’immobilier ou des industries à bas coût. Mais cette lecture correspond de moins en moins à la réalité.
Lors de la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale de Chine, la Chine vise une croissance économique comprise entre 4,5% et 5% cette année. Ce chiffre peut sembler modeste pour certains. Mais l’essentiel n’est pas seulement le rythme de croissance, c’est la qualité de cette croissance.
La stratégie chinoise consiste aujourd’hui à réorienter le développement vers l’innovation technologique, la transition verte et la résilience des chaînes industrielles et d’approvisionnement. Autrement dit : moins de croissance fondée sur l’immobilier, et davantage sur les technologies et l’industrie du futur.
Les exemples sont déjà visibles. Les véhicules électriques, les batteries au lithium et les panneaux photovoltaïques – les « nouvelles trois industries »- connaissent une forte demande mondiale. Dans des secteurs de pointe comme la 5G, l’intelligence artificielle ou l’informatique quantique, la Chine accélère également ses avancées. Ce que l’on observe n’est donc pas seulement une évolution industrielle, mais une transformation plus profonde des forces productives.
Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et les risques de fragmentation des chaînes d’approvisionnement, la stabilité de l’économie chinoise joue aussi un rôle global. Aujourd’hui, la Chine reste la deuxième économie mondiale.
Comprendre l’économie chinoise exige donc de dépasser une vision purement géopolitique ou idéologique. Car au fond, l’objectif de cette stratégie est simple : poursuivre la modernisation du pays et améliorer durablement la vie de sa population.
Par Sun Hongyu, journaliste de CGTN Français
(Photo : VCG)

