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Attention au retour des encombrants physiques sur les emprises routières à Conakry !

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Soutra

La cause des différents déguerpissements, y compris le cas récent sur les principales voies routières de Conakry, est l’impérieuse nécessité de satisfaire nos multiples besoins pour lesquels ces infrastructures ont leur raison d’exister.

La satisfaction de ces besoins dépend du niveau de capacité de chaque voie publique conçue, réalisée et exploitée comme telle, hormis tout élément intrus (encombrant).

Au fur et à mesure que les encombrements deviennent fréquents et élevés, notamment sur les voies urbaines, celles-ci fonctionnent moins. Conséquemment, les opérations de déguerpissement s’ensuivent, parfois avec beaucoup d’ampleur et mobilisant d’importants volumes de ressources financières, matérielles et humaines.

De tout ce qui précède, en dépit de l’importance de la libération des emprises routières, celle-ci n’est pas une fin en soi. Cette libération permet essentiellement de décoincer les éléments fonctionnels d’une infrastructure routière et de préserver les réserves foncières destinées aux futurs réaménagements de ladite voie publique.

Libérée, en principe, l’emprise routière n’est techniquement jamais vide. Typiquement, les différentes parties d’une voie publique routière ont chacune un rôle important à jouer :

  • La chaussée doit permettre la circulation normale des véhicules ;
  • Les accotements servent essentiellement de bandes d’arrêt d’urgence (B.A.U.), en lieu et place des stationnements à outrance. Les piétons les utilisent couramment pour se déplacer. En dessous de ces bandes, on peut abriter les réseaux techniques d’électricité, d’internet, de gaz et les conduites d’adduction d’eau potable ;
  • Les caniveaux, exécutés dans l’assiette routière, permettent la canalisation et l’évacuation des eaux, essentiellement pluviales, provenant de la plate-forme et des alentours ;
  • Les marges de recul ou réserves foncières sont destinées à des usages multiples : trottoirs, installation des différents réseaux souterrains, aménagement des parkings, des espaces verts et, éventuellement, réserves pour l’extension de la route existante.

Pour mieux éviter le cycle de déguerpissements sur les principales emprises routières à Conakry, deux groupes de solutions complémentaires s’imposent.

A) L’optimisation de la fonction technique des emprises routières, qui consiste à :

  • Concevoir et réaliser des voies publiques devant répondre à nos différents besoins fondamentaux qui leur sont liés, à travers les différentes installations techniques qui s’y trouvent ;
  • Renforcer la culture citoyenne de nos populations par la sensibilisation ;
  • Accroître et pérenniser la capacité institutionnelle et opérationnelle des services en charge de nos voies publiques routières.

B) Résoudre les enjeux économiques et sociaux, afin de ne pas affecter les voies publiques dans la vie urbaine.

J’aborderai prochainement ce second volet, qui est incontournable pour des emprises routières impeccables à Conakry et à l’intérieur de notre pays.

En attendant, préservons les acquis de la libération de nos principales voies publiques, pour ne pas les regretter lors des prochaines pluies diluviennes.

Balla Moussa Konaté, Ingénieur des ponts et chaussées

Soutra
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