Bah Oury : “lorsqu’on ne partage pas une même vision de notre passé, il est difficile d’envisager l’avenir”
Participant à une conférence scientifique à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, le Premier ministre a assuré que ‘’la Guinée est engagée dans un nouveau cycle de transformation politique, économique et institutionnelle’’. D’où, selon le chef du gouvernement, la nécessité de l’implication du monde universitaire dans l’élaboration et l’orientation des politiques publiques.
Pour le locataire du palais de la Colombe, dans cette dynamique, il est nécessaire de “renforcer les passerelles entre les centres de décision et les milieux académiques afin de mobiliser pleinement l’expertise nationale face aux défis géopolitiques, économiques et technologiques contemporains’’.
Le Premier ministre assure que ‘’lorsqu’on ne partage pas une même vision de notre passé, il est extrêmement difficile d’envisager l’avenir de manière convergente. C’est la raison pour laquelle le président Doumbouya avait insisté sur l’indispensable nécessité d’aller dans le sens de la réconciliation et dans le sens, disons, de regarder le passé avec beaucoup plus de distance pour rendre à César ce qui appartient à César. Et comme vous le savez, l’écriture de l’histoire générale de la Guinée nécessite l’implication de l’université ou des universitaires et, en l’occurrence, des historiens. Le projet est en cours’’.
À cet effet, annonce Bah Oury, ‘’nous avons demandé la collaboration avec l’assistance de l’UNESCO et avec nos partenaires du Sénégal. Des coopérations sont en cours pour nous permettre, dans le cadre de l’enseignement supérieur, parce que c’est un domaine du ministère de l’enseignement supérieur, de participer à la rédaction de l’histoire générale de la République de Guinée. Ça, c’est un élément extrêmement important qui permettra de sortir d’une façon passionnelle et, j’allais dire, sectaire de la lecture de notre passé récent. Parce qu’il est indispensable, pour que l’on puisse mobiliser l’ensemble de nos intelligences, l’ensemble des communautés humaines qui peuplent ce pays dans un même élan, d’avoir un narratif commun par rapport à notre passé, principalement depuis la période de l’indépendance’’.
Évoquant le programme Simandou 2040, le chef du gouvernement rappelle que sa réussite ‘’dépendra largement du développement du capital humain et de la capacité des universités à produire des analyses stratégiques pour accompagner la transformation du pays’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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