La Direction générale des élections (DGE) a tenu une conférence de presse jeudi au siège de l’institution à Conakry, en réponse aux préoccupations exprimées par plusieurs acteurs politiques, notamment Dr Lansana Faya Milimono, Yéro Baldé et d’autres leaders.
D’entrée de jeu, la directrice générale des élections, Djenanou Touré, a précisé l’objectif de la rencontre, c’est d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’évolution du processus électoral en cours, à quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.
“Nous sommes à la veille du démarrage de la campagne électorale. Pour les élections législatives, la campagne est fixée à 30 jours, tandis que celle des communales est de 20 jours. La Cour suprême a déjà rendu son arrêt et les listes définitives des candidatures sont désormais affichées”, a-t-elle déclaré.
Répondant aux critiques de certains partis politiques, elle a révélé qu’une formation politique a notifié son retrait du processus électoral par courrier transmis via huissier de justice.
“Ce parti évoque plusieurs griefs, notamment le rejet de candidatures, la fixation des cautions sans concertation, le refus d’encaissement de certaines cautions et des questions liées à l’inéligibilité de certains candidats”, a-t-elle indiqué.
La DGE a estimé qu’il ne s’agit pas seulement de prendre acte de ce retrait, mais de rétablir les faits.
Concernant le dépôt des candidatures, elle a rappelé que la date limite initiale était fixée au 29 mars 2026. “À la demande de plusieurs acteurs politiques, ce délai a été prolongé jusqu’au 3 avril. À la date du 29 mars, un seul parti avait déposé ses dossiers”, a-t-elle précisé.
Elle a également souligné que la majorité des dossiers ont été déposés dans les derniers jours, parfois dans des conditions difficiles. “Certains dossiers étaient incomplets ou déposés sans preuve de paiement de la caution”, a-t-elle ajouté.
Sur la question des cautions électorales, la directrice générale a rappelé le cadre légal. “La loi impose le paiement des cautions dans un délai bien déterminé. Même après expiration du délai, certaines demandes de dérogation ont été formulées, mais nous avons refusé toute exception afin de garantir l’équité entre tous les candidats”, a-t-elle expliqué.
S’agissant de la caution à payer, elle s’est appuyée sur le Code électoral. “Les montants sont fixés conformément aux articles 275 et 276 du Code électoral. Ils résultent des propositions d’une commission financière avant d’être validés par l’organe de gestion des élections”, a-t-elle précisé.
Elle a par ailleurs évoqué les contraintes liées à l’organisation des élections couplées. “Les contraintes logistiques rendent difficile une consultation élargie de tous les acteurs dans des délais courts”, a-t-elle souligné.
Selon elle, les cautions servent principalement à couvrir les frais de production des bulletins de vote, des documents sécurisés et coûteux.
En ce qui concerne le rejet de candidatures, elle a précisé que “les récépissés de dépôt mentionnaient déjà les pièces manquantes. Ils faisaient office de notification permettant aux candidats de compléter leurs dossiers dans les délais légaux”.
Salimatou Baldé, pour VisionGuinee.Info
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