La ministre Patricia Lamah condamne les violences sexuelles : ‘’Aucun crime sexuel ne peut être banalisé, justifié ou tourné en dérision’’
Le ministère de la femme, de la famille et des solidarités a réagi à l’affaire des violences sexuelles commises contre des mineurs dans la préfecture de Mandiana. Dans un communiqué publié ce 22 juillet 2026, la ministre Patricia Lamah condamne avec la plus grande fermeté ces actes et réaffirme l’engagement du gouvernement à protéger les survivantes et à traduire les auteurs devant la justice.
Selon le communiqué, le département suit avec ‘’la plus grande attention’’ l’évolution de cette affaire, dont les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont profondément choqué l’opinion publique. La ministre Patricia Lamah rappelle que ces faits constituent une ‘’violation grave des droits de l’enfant, une atteinte à la dignité humaine et une infraction sévèrement réprimée par les lois de la République’’.
Le ministère condamne l’enregistrement et la diffusion des images des violences sur les réseaux sociaux, estimant que ces pratiques aggravent le traumatisme des victimes et compromettent leur reconstruction.
‘’Le gouvernement condamne tout aussi fermement l’enregistrement, la diffusion et le partage des images de ces violences sur les réseaux sociaux. Ces pratiques portent gravement atteinte à la dignité des personnes concernées, aggravent leur traumatisme et compromettent leur reconstruction. Elles sont contraires aux principes de protection de l’enfance et au respect de la personne humaine’’, souligne le communiqué.
Le département précise que, dès le signalement des faits au mois d’avril, les autorités compétentes ont été mobilisées. Les auteurs présumés ont été interpellés et mis à la disposition de la justice. En parallèle, un accompagnement psychologique, social et médical a été mis en place au profit des survivantes, avec leur prise en charge au Centre d’autonomisation des femmes de Mandiana.
Patricia Lamah rappelle par ailleurs que ‘’le viol est un crime. Aucune considération d’ordre social, culturel ou communautaire, pas plus qu’aucun arrangement à l’amiable, ne saurait faire obstacle à l’application de la loi. Les auteurs de ces actes, ainsi que leurs éventuels complices, devront répondre de leurs responsabilités devant les juridictions compétentes’’.
Face aux réactions observées sur certaines plateformes numériques, elle dénonce les discours misogynes, la culpabilisation des survivantes ainsi que toute tentative de banalisation ou de justification des violences sexuelles.
‘’Rien ne saurait justifier de tels crimes, pas plus qu’aucune victime ne peut être tenue pour responsable des violences qu’elle subit’’, martèle la ministre qui appelle les parents, les autorités locales, les leaders religieux et communautaires ainsi que l’ensemble des citoyens à signaler systématiquement tout cas de violences sexuelles contre les enfants aux services compétents.
Elle entend poursuivre le renforcement des mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge des survivantes sur toute l’étendue du territoire national.
‘’La dignité des survivantes est non négociable. Aucun crime sexuel ne peut être banalisé, justifié ou tourné en dérision, quels qu’en soient les auteurs, les circonstances ou le support de diffusion. La protection des femmes, des jeunes filles et des enfants constitue une responsabilité collective’’, conclut la ministre Lamah.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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