La CRIEF condamne l’ex-ministre Oyé Guilavogui à 6 ans de prison, lance un mandat d’arrêt contre lui et ordonne la confiscation de ses biens
La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict, ce lundi 27 juillet, dans le dossier concernant l’ancien ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Oyé Guilavogui. Au terme de plusieurs mois de procédure, la chambre de jugement l’a reconnu coupable des faits de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Il était poursuivi pour un montant de 50 millions de dollars, destiné à la relance de la Société des télécommunications de Guinée (SOTELGUI) ;
Oyé Guilavogui a été condamné à six ans de prison et à une amende de deux milliards de francs guinéens. Il fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt. L’ancien ministre n’est plus rentré en Guinée depuis son départ en 2023 pour des soins médicaux en Tunisie.
Outre la peine privative de liberté, la CRIEF a ordonné la confiscation, au profit de l’État guinéen, de l’ensemble des biens identifiés comme appartenant à Oyé Guilavogui. Sont notamment concernés des terrains situés à Sangoyah, Kipé et Kobaya, des maisons à Kindia et à Macenta, ainsi que des plantations d’hévéa et d’anacardiers dans la préfecture de Macenta.
L’ancien ministre sous le régime d’Alpha Condé a été également condamné à verser cinq milliards de francs guinéens à l’État guinéen à titre de dommages et intérêts, en réparation du préjudice retenu dans cette affaire.
Pour rappel, lors de ses réquisitions, le parquet spécial avait requis dix ans d’emprisonnement, une amende de 50 milliards de francs guinéens, ainsi que la délivrance d’un mandat d’arrêt contre l’ancien ministre des télécoms.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.info
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