Le ministre porte-parole de la Présidence, Amara Camara, a démenti les rumeurs faisant état de l’audition de deux ministres. Il a assuré que les deux membres du gouvernement concernés poursuivent normalement leurs activités.
“Le métier que vous exercez, c’est un métier assez noble, très respecté et respectable. Ceux qui l’exercent avec foi, avec dignité, ils le font et très bien. Mais vous êtes aussi témoins de l’évolution du métier de journaliste à travers le temps. Hier, c’était la presse écrite. Les gens, ils écrivaient, ils découpaient. Après, ça va à l’imprimerie, tout ça. Après, les gens venaient acheter. Quand internet a commencé, ce métier a dû se réadapter”, a-t-il rappelé.
Poursuivant son propos, le porte-parole de la Présidence a ajouté que l’arrivée d’internet a transformé le paysage médiatique et la manière dont l’information circule.
“Aujourd’hui, ce travail est en train d’être bousculé par internet. Tout le monde est devenu volontaire de l’information. L’information n’est plus donnée que par les professionnels de l’information. Je ne suis pas en train d’attaquer les gens, je ne suis pas en train de critiquer quelqu’un. Mais le scoop et le sensationnel sont devenus aussi une autre façon de communiquer”, a-t-il souligné.
Amara Camara a précisé que les ministres concernés continuent d’exercer leurs fonctions. “Ce que je peux vous dire, en quittant ici, en partant dans les bureaux des deux ministres dont vous n’avez pas cité les noms, vous les trouverez en train de faire leur travail au nom de la République”, a-t-il affirmé.
Il a précisé que “c’est le sens de la communication respectable et institutionnelle que nous voulons établir avec vous pour donner la vraie information au bon moment, pour éviter à ce que l’intoxication soit la voie de communication”.
Le ministre porte-parole de la Présidence a souligné que la Guinée a atteint, selon lui, un niveau qui ne devrait plus permettre un recul.
“Notre pays dans lequel on vit, a atteint un niveau où il ne peut plus reculer. Il ne doit même plus reculer. Les indicateurs de développement sont très bons, mais dans tous les pays, il y a des citoyens qui sont contre leur pays. Ils font en sorte que le pays dégringole et recule en posant des actes de manière à ne pas permettre d’avoir la sérénité”, a développé le ministre secrétaire général de la Présidence.
Le général Amara Camara a précisé qu’“un pays, pour qu’il se développe, il faut au minimum la paix et la sérénité. C’est ce que le président Mamadi Doumbouya donne à la Guinée : la paix et la stabilité, ensuite le développement. Nous avons des indicateurs de développement aujourd’hui, de croissance, qui sont très bons : 8,7 % cette année. On voudrait avoisiner les deux chiffres l’année prochaine ou tout au plus en 2028, soutenu dans le temps”.
“Vous voulez quoi ? La paix et le développement ou bien les ragots ?”, a-t-il demandé, avant de couper court : “La paix, c’est ça le combat”.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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