Le ministre de l’industrie s’engage à garantir la “qualité des produits” sur le marché : “la Guinée ne sera plus la poubelle du monde”
Le ministre de l’industrie et du commerce veut renforcer le contrôle de la qualité des produits commercialisés en Guinée. En tournée de prise de contact, Aboubacar Kourouma a échangé avec les responsables et les collaborateurs de l’Office national de contrôle de qualité (ONCQ), auxquels il a réaffirmé la nécessité de veiller à la sécurité et à la santé des consommateurs.
Face aux responsables de l’ONCQ, Aboubacar Kourouma a rappelé ses engagements après sa nomination. “Ceux qui étaient là à ma prise de fonction, je l’ai clairement dit : la Guinée ne sera plus la poubelle du monde. Cela veut tout dire. C’est une mission que le chef de l’État, le président Mamadi Doumbouya, nous a confiée. Nous devons nous assurer de la qualité de tous les produits qui entrent et qui sortent du territoire national. Nous devons nous assurer de la qualité des produits consommés en Guinée, manufacturés en Guinée et sur le marché”, a-t-il insisté.
Pour lui,” la santé et la sécurité des guinéens sont non négociables. La mission qu’on nous a confiée, c’est de contrôler la qualité. Donc, quel que soit le produit, la santé et la sécurité des Guinéens sont non négociables. Et la Guinée ne sera plus la poubelle du monde”.
Avant d’appeler les agents de l’ONCQ à s’approprier davantage leurs responsabilités, tout en leur assurant de son accompagnement. “Je ne viens pas avec une baguette magique, parce que je sais que vous en êtes capables. Je viens pour qu’on puisse travailler ensemble, qu’on puisse relever ces défis-là”, a-t-il expliqué.
Parmi les premières mesures annoncées, le ministre veut accorder une attention particulière aux boissons alcoolisées et non alcoolisées, ainsi qu’à l’eau destinée à la consommation.
“Il faut faire des prélèvements de toutes ces boissons. Si on n’en a pas ici, moi je suis prêt à analyser ici, au labo, et à faire une contre-analyse à l’étranger. Si vous n’avez pas les moyens, je paierai. On va le faire”, a-t-il assuré.
Face à la prolifération des unités de fabrication d’eau, il n’entend pas rester les bras croisés.
“On a une prolifération d’unités de fabrication d’eau. Il y a les maladies hydriques. Aujourd’hui, n’hésitez pas, même l’eau de la SEG, prélevez et évaluez la qualité. Moi, je n’aurais pas peur de dire que l’eau de la SEG dans telle préfecture n’est pas de qualité. Parce que si je me tais, j’aurais failli à ma mission. Donc, sans complaisance, ce n’est dirigé contre personne”, a-t-il prévenu.
“Nous encourageons et nous soutenons notre tissu industriel. Mais il faut que ce soit des industries de qualité. Les produits sur le marché qui ne sont pas de qualité, on va tout de suite fermer les unités. Le Rwanda vient de le faire. Ils ont fermé des unités. Nous pouvons le faire. Je préfère avoir une seule industrie qui me fait des produits manufacturés de qualité que d’avoir 1000 qui nous mettent en danger”, a-t-il fait savoir.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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