L’épouse de Marouane Camara lance un nouveau cri de cœur : “Un an et neuf mois sans aucune nouvelle de toi est si pénible pour nous”
La Journée internationale des victimes de disparitions forcées est commémorée le 30 août de chaque année dans le monde. En Guinée, l’épouse du journaliste Marouane Camara, Mariama Lamarana Diallo, saisit cette occasion pour rappeler l’absence de son époux et les souffrances que cette situation continue de provoquer au sein de sa famille.
L’épouse du journaliste Marouane Camara a une nouvelle fois interpellé l’opinion publique sur la situation de son mari, dont elle affirme être sans nouvelles depuis un an et neuf mois.
“À travers ces écrits, j’ai une fois encore envie de rappeler au monde entier ton absence. Cet événement international est célébré chaque année dans le but d’attirer l’attention sur le sort des personnes victimes de disparition forcée, dans de mauvaises conditions et dans des lieux inconnus de leurs familles, amis et collaborateurs”, a souligné Mariama Lamarana Diallo.
L’épouse du journaliste disparu estime que cette journée ne devrait pas être limitée à une seule date dans l’année, assurant que les conséquences d’une disparition forcée se font ressentir quotidiennement par les familles des personnes concernées.
“À mon avis, elle ne devrait pas être célébrée seulement en une journée chaque année, mais plutôt chaque jour. Car arracher un être cher à sa famille sans son consentement est sans doute un crime. Le retenir de force sans pour autant respecter ses droits provoque une angoisse indicible et un sentiment d’injustice chez ses proches”, assure Mme Camara.
Mariama Lamarana Diallo décrit une attente particulièrement éprouvante, marquée par l’incertitude et l’absence de réponses.
“Derrière chaque disparition, il y a une famille suspendue à l’attente, partagée entre l’espoir de revoir cette personne et la douleur de ne rien savoir”, déplore-t-elle, avant de s’adresser directement à son mari.
“Mon cher HMC (Habib Marouane Camara), un (1) an et neuf (9) mois sans aucune nouvelle de toi est si pénible pour nous ! Dieu seul sait. Un (1) an et 9 mois sans toi est insupportable pour tes enfants. Dieu en est témoin”, décrit-elle.
Malgré cette longue période d’incertitude, Mariama Lamarana Diallo dit continuer à espérer retrouver son époux.
Elle formule des prières pour lui et pour les autres personnes détenues dont les familles restent sans nouvelles.
“En cette Journée internationale des victimes de disparitions forcées, toutes nos prières et pensées t’accompagnent. Que Dieu te couvre de sa bonté et de sa miséricorde. Qu’il te protège, toi ainsi que tous les autres détenus ! Que Dieu, de par sa puissance et sa grandeur, nous réunisse un jour dans de meilleures circonstances, Inchallah ! Amine”, prie-t-elle.
Ce nouveau cri de cœur de l’épouse de Marouane Camara traduit la détresse des familles confrontées à la disparition prolongée de leurs proches. Comme c’est le cas dans les familles de Foniké Mengué, Mamadou Billo Bah, Sadou Nimaga et tant d’autres.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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