La Guinée a célébré en différé les journées consacrées à l’Union africaine et à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La cérémonie a réuni, ce vendredi 11 septembre, le corps diplomatique accrédité à Conakry.
En sa qualité de doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur du Maroc en Guinée, Issam Taib, a rappelé le thème retenu cette année par l’Union africaine : « Soixante-trois ans d’unité, d’intégration et de développement : célébrons-les ensemble ».
Le diplomate marocain a appelé à inscrire cette célébration dans une réflexion sur l’avenir du continent et sa capacité à peser davantage dans les échanges internationaux.
‘’La commémoration de la journée d’Afrique s’inscrit cette année sous le thème retenu par l’Union africaine : ‘Soixante-trois ans d’unité, d’intégration et de développement : célébrons-les ensemble’. 63 ans après, l’enjeu n’est plus seulement de proclamer l’Afrique libre ou unie, il est de la rendre plus intégrée, plus compétitive, plus pleinement insérée dans les chaînes de valeur mondiales, plus visible sur l’échiquier continental et international et plus capable de maîtriser son destin tout en répondant avec efficacité et dignité aux aspirations de ses populations’’, a-t-il déclaré.
Prenant la parole à son tour, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, a salué les progrès réalisés par les organisations africaines, tout en soulignant l’ampleur des défis qui restent à relever.
Pour le chef de la diplomatie guinéenne, l’Union africaine et la CEDEAO doivent désormais adapter leur fonctionnement aux mutations politiques et institutionnelles du continent.
‘’Il y a eu des progrès atteints, mais beaucoup de défis restent à relever. Ces deux organisations ont besoin davantage de restructuration de ces organes dirigeants et d’une révision certaine de certains de ces protocoles qui les gouvernent pour les adapter aux évolutions du moment’’, a-t-il affirmé.
Morissanda Kouyaté a rappelé que ‘’le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, avait dit que sur les 15 pays qui ont créé la CEDEAO, une grande partie était composée de chefs d’État militaires, ce qui a démontré que ce n’est pas la tenue qui fait le leader, mais c’est le leader qui fait la tenue’’.
Il a insisté sur la nécessité de faire évoluer l’Union africaine à travers des réformes concrètes. À ses yeux, les commémorations ne peuvent avoir tout leur sens que si elles s’accompagnent d’avancées tangibles.
Selon lui, ‘’nous ne pouvons pas continuer à célébrer les dates sans célébrer les changements positifs’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.info
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