L’Agence nationale du volontariat jeunesse (ANVJ) a lancé, ce lundi 28 septembre 2026, un atelier de formation et d’accompagnement destiné à 150 anciens volontaires encore en situation de chômage. Prévue du 28 au 30 septembre, cette initiative vise à renforcer leurs compétences et à faciliter leur insertion professionnelle à travers le coaching, le conseil, la préparation aux entretiens et la mise en relation avec des employeurs.
À travers cet atelier, l’ANVJ entend accompagner les anciens volontaires dans la transition entre leur expérience de terrain et leur insertion socioprofessionnelle. Les participants apprendront des techniques de recherche d’emploi, de rédaction de CV, l’entretien d’embauche, l’entrepreneuriat, l’informatique, la rédaction administrative ainsi que le développement personnel.
Prenant la parole, le directeur de l’ANVJ, Mamadou Macka Baldé, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer l’accompagnement des jeunes après leur parcours de volontariat.
‘’Le lancement de notre programme de formation et d’accompagnement est destiné à 150 anciens volontaires de l’Agence nationale du volontariat jeunesse encore en situation de chômage. Vous avez donné de votre temps, de votre énergie et de votre patriotisme en servant les populations les plus reculées. Aujourd’hui, nous voulons vous accompagner davantage à travers des outils pratiques pour votre insertion, notamment les techniques de recherche d’emploi, l’esprit d’entreprise, la rédaction administrative, l’informatique et le développement personnel’’, a-t-il déclaré.
Selon lui, cette formation vient renforcer les mécanismes déjà mis en place par l’agence pour favoriser l’insertion des anciens volontaires. Il a évoilé des chiffres sur le parcours de l’ANVJ.
‘’De 2021 à 2026, de la septième à la dixième cohorte, l’ANVJ a déployé, dans le cadre du volontariat d’expertise, 850 volontaires dans les communautés à travers le pays. Sur cet effectif, 339 ont déjà été directement insérés grâce à l’accompagnement de l’agence’’, a affirmé le directeur général.
L’atelier a été marqué par les témoignages d’anciens volontaires, dont Aïssata Soumah, ancienne volontaire de la huitième cohorte, qui a effectué son service à Tougué, dans le domaine de l’état civil.
Affectée à plusieurs centaines de kilomètres de sa région d’origine, elle dit avoir surmonté ses appréhensions pour finalement tirer de cette expérience des enseignements personnels et professionnels importants. Elle déclare avoir contribué à l’enregistrement de plus de 200 enfants dépourvus d’actes de naissance.
‘’Quand j’ai vu mon affectation à Tougué, je vous avoue que j’avais eu peur. Mais dès mon arrivée, j’ai servi avec cœur dans mon travail au quotidien. C’était l’enregistrement des naissances et j’ai aidé à déclarer plus de 200 enfants qui n’avaient pas d’acte de naissance pour qu’ils puissent aller à l’école. Tougué m’a appris la patience, l’humilité et le sens du public. Je suis partie comme une simple diplômée, je reviens comme une citoyenne engagée’’ a-t-elle expliqué.
Aujourd’hui employée à la direction générale de l’ANVJ, Aïssata Soumah a invité les jeunes volontaires à ne pas se décourager face aux difficultés rencontrées au début de leur parcours.
‘’Chers volontaires, n’oubliez pas que le début est difficile. Mais armez-vous de courage et de patience. Et demain sera meilleur. Servir les autres est le plus grand bien qu’on puisse se faire’’, a-t-elle assuré.
Autre témoignage, celui d’Alhassane Diallo, ancien volontaire, aujourd’hui superviseur KYC chez Orange Guinée. Il a évoqué son passage par le volontariat national et son expérience auprès de France Volontaires en Guinée, qu’il considère comme déterminante dans son parcours professionnel.
‘’Le volontariat m’a apporté de nouvelles opportunités professionnelles. Cette expérience m’a permis de développer des compétences en responsabilité, en adaptation, en communication, en solidarité et en travail d’équipe. Chaque expérience compte, chaque rencontre nous enseigne quelque chose et chaque opportunité peut nous aider à grandir. Il ne faut pas considérer le volontariat comme une simple étape, mais comme une occasion de se former, de développer ses compétences et de préparer son avenir’’, a-t-il dit.
De son côté, Ibrahima Kébé, conseiller principal du ministre de la jeunesse, Bea Diallo, a insisté sur la nécessité d’adapter les compétences des jeunes aux besoins du marché de l’emploi. Pour lui, la formation doit se poursuivre tout au long du parcours professionnel.
“Nous voici dans le cœur même de notre mission : l’emploi et l’employabilité de nos jeunes. Notre système éducatif doit être une réponse franche et claire aux besoins du marché de l’emploi. Il faut une adéquation parfaite entre ceux qui quittent les bancs de l’école et les besoins du marché. Une formation n’est jamais terminée, un engagement n’a jamais de fin’’, a-t-il souligné.
Il a salué l’accompagnement proposé aux 150 anciens volontaires concernés par cette nouvelle formation.
‘’Aujourd’hui, la preuve en est qu’il y a 150 jeunes qui ont non seulement suivi leur parcours de volontaires, mais qui vont encore bénéficier d’une formation continue pour être insérés de manière socio-économique. L’ANVJ est un outil important pour l’accompagnement de la jeunesse guinéenne, pour son autonomie, son emploi et son employabilité’’, a-t-il ajouté.
Durant trois jours, les anciens volontaires seront outillés afin de mieux valoriser les compétences acquises pendant leurs missions et de renforcer leurs chances d’accéder à un emploi ou de développer une activité professionnelle.
L’ANVJ mise sur l’accompagnement individuel et collectif, le coaching, le conseil et la mise en relation avec les employeurs pour faciliter cette nouvelle étape dans le parcours des bénéficiaires.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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