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L’OCAD saisit 1309 cartons de charbon de chicha et met aux arrêts quatre gérants de boites de nuit

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Soutra

L’Office central anti-drogue (OCAD) intensifie ses opérations contre la chicha à Conakry. A l’issue de patrouilles menées dans plusieurs quartiers de la capitale, la division des opérations de l’OCAD a saisi 1309 cartons de charbon de chicha et interpellé quatre gérants de boîtes de nuit et de chicha lounges.

Selon le directeur central de l’OCAD, Abdoulaye Sangaré, les opérations ont permis de saisir plusieurs objets et produits, dont des accessoires de chicha, du sirop de Théralène, des comprimés de Phénergan, de la bière et du tramadol.

‘’La division des opérations de l’OCAD a effectué des patrouilles dans différents quartiers de la capitale. Au cours de ces patrouilles, elle a effectué une saisie sèche de 1 309 cartons de charbon de chicha. Ensuite, elle a interpellé quatre gérants de boîtes de nuit, de chicha lounge ainsi que plusieurs objets, dont 168 accessoires de chicha, du sirop de Théralène, des comprimés de Phénergan, de la bière, du tramadol que les chicha lounges mélangent aux aromes pour en faire de la drogue’’, a expliqué le commissaire Abdoulaye Sangaré.

Sur le volet sanitaire, le patron de l’OCAD met en avant les risques liés à la consommation de la chicha, qu’il considère comme une menace pour la santé publique.

‘’Il faut rappeler que la chicha est plus nocive que la cigarette. Une seule séance équivaut à fumer 20 à 40 mèches de cigarette. Elle contient des substances toxiques, du goudron et du monoxyde de carbone. Elle peut impacter les poumons et les voies aérodigestives’’, a-t-il souligné.

Il affirme que ‘’malgré les multiples sensibilisations par voie de presse, dans les mosquées et églises, les tenanciers des chicha lounge, bars et boîtes de nuit continuent à braver cette interdiction en utilisant la couche juvénile et en créant des problèmes de santé publique’’.

Face à cette situation, l’OCAD entend intensifier ses opérations afin de faire respecter la mesure relative à l’interdiction de l’importation, de la commercialisation et de la consommation de la chicha.

Il annonce que l’Office central anti-drogue, en tant qu’organe central de la lutte contre les stupéfiants, est déterminé à ‘’nettoyer systématiquement ces fumoirs et traquer ces hors-la-loi juste dans leurs derniers retranchements, conformément aux dispositions des articles 812 alinéa 3 ; 813 et suivants du Code pénal’’.

‘’Nous sommes en train de faire un ciblage parce qu’il faut couper le mal à la racine. Pour le moment, on ne s’intéresse pas aux fumeurs, on s’intéresse à ceux qui ravitaillent, là où on vient pour fumer, mais quand ces coins seront nettoyés, on n’aura plus où fumer’’, a précisé le commissaire Sangaré.

Le directeur central de l’OCAD assure que les opérations sont menées de manière ciblée et sur la base d’informations recueillies en amont.

‘’L’OCAD va avec méthode. On ne vient pas faire du bruit, prendre tout le monde. On fait un ciblage et pour éradiquer. Sur le terrain, lorsqu’ils nous voient, il n’y a pas de résistance. Nous venons, on les voit parce que l’OCAD agit avec la flagrance. On a les informations, nous infiltrons les milieux et nous venons trouver les gens en pleine action, on récupère on les dépose et on les présente à la télé’’, a-t-il dévoilé.

Il prévient que l’OCAD ne compte plus privilégier la sensibilisation. ‘’Il y a plus de pitié. On n’a plus besoin de sensibilisation, c’est réprimé. Parce qu’on a trop sensibilisé en Guinée’’, a-t-il martelé.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.info
00223 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

 

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