Kindia : RUSAL/CBK à l’avant-garde des sociétés minières engagées dans le développement local en Guinée
La Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), filiale du groupe RUSAL, a procédé, ce jeudi 22 octobre 2026, à la signature d’une Convention de Développement Local (CDL) avec les collectivités de Mambia, Friguiagbé, Samaya et Damakania.
Cette convention vise à favoriser la réalisation de projets prioritaires au bénéfice des populations vivant dans les zones concernées par les activités minières. La cérémonie a été présidée par le préfet de Kindia, Colonel Abdourahmane Keïta, en présence des représentants du ministère des Mines et de la Géologie, des maires, des responsables communautaires et des représentants de la société minière.
Petr Gaevskiy, directeur général de RUSAL/CBK, a salué cette étape dans les relations entre la société et les communautés locales.
« La convention que nous signons aujourd’hui poursuit trois objectifs essentiels : favoriser la réalisation de projets prioritaires répondant aux besoins des populations ; assurer une gestion efficace et transparente des fonds issus de la Contribution au Développement Local et renforcer les capacités des acteurs locaux », a-t-il déclaré.
Selon Petr Gaevskiy, le document a été élaboré avec la participation des communautés concernées, à travers des consultations et des formations accompagnées par le cabinet AWAD Consulting.
Par cette signature, RUSAL/CBK rejoint le nombre encore limité de sociétés minières ayant conclu une Convention de Développement Local en Guinée. La société se positionne ainsi à l’avant-garde des entreprises du secteur engagées dans la mise en œuvre de ce mécanisme prévu par le Code minier, confirmant son statut d’entreprise responsable et sa volonté de contribuer de manière durable au développement des communautés locales.
Le responsable de la CBK a également rappelé les actions sociales de l’entreprise dans la région, notamment la construction de centres de santé, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et la réalisation d’infrastructures scolaires.
« Nous sommes non seulement un acteur économique majeur et le principal employeur de la région, mais également un partenaire de longue date des communautés locales », a-t-il affirmé, avant d’annoncer l’inauguration prochaine d’une nouvelle école à Friguiagbé.
Le ministère des Mines appelle au respect des engagements
Représentant le ministre des Mines et de la Géologie, Ibrahima Seck a rappelé que la signature de cette convention s’inscrit dans le cadre de l’application du Code minier guinéen, notamment son article 130, qui prévoit la conclusion d’une convention de développement local pour les exploitants miniers concernés.
« La Convention de Développement Local est ce nouvel outil de gouvernance qui va cimenter davantage les relations entre la CBK et les collectivités locales, car une entreprise ne peut prospérer durablement que si son environnement immédiat prospère avec elle », a-t-il souligné.
Ibrahima Seck a invité les autorités locales à utiliser cet instrument pour financer des projets répondant aux besoins des communautés.
« La CDL est à la fois un outil de paix et une source de financement de vos activités inscrites dans vos plans de développement. Faites-en bon usage pour le bénéfice de nos communautés », a-t-il lancé à l’endroit des élus locaux.
Selon lui, la signature de la convention constitue une obligation prévue par le Code minier visant à soutenir les populations locales. Il encourage toutefois la société à poursuivre ses efforts à travers des initiatives volontaires en matière de responsabilité sociétale, afin de renforcer son soutien aux communautés locales.
Le préfet de Kindia salue un outil de paix
Présidant la cérémonie, le préfet de Kindia s’est réjoui de la participation des collectivités à l’élaboration du document. Selon le colonel Abdourahamane Keita, les communautés ont pu exprimer leurs préoccupations et définir leurs priorités avant la signature.
« Cette convention constitue désormais une garantie entre la société et ces collectivités, mais aussi un outil de paix durable entre ces deux entités », a-t-il déclaré.
Les fonds devront être orientés vers les projets retenus par les collectivités, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’assainissement et des infrastructures collectives, a-t-il expliqué.
Pour le préfet, l’objectif est de prévenir les difficultés dans l’exécution des projets et de garantir une meilleure utilisation des ressources destinées au développement local.
Le maire de Friguiagbé exprime la satisfaction des communautés
Le maire de Friguiagbé a exprimé sa satisfaction au nom des quatre collectivités concernées par cette convention.
« C’est un sentiment de fierté et de joie. Et cette joie, je l’exprime au nom de toute notre population, au nom des quatre collectivités : Damakania, Friguiagbé, Mambia et Samaya », a déclaré Elhadj Naby Laye Camara.
Selon lui, les ressources issues du Fonds de Développement Économique Local (FODEL) pourraient contribuer au financement de plusieurs investissements prioritaires.
« Le fonds mis à la disposition de ces communautés servira à financer des investissements prioritaires, notamment l’accès à l’eau potable, le reprofilage des pistes rurales et le soutien à des secteurs économiques majeurs comme l’agriculture et l’élevage », a-t-il expliqué.
Le maire a également insisté sur le respect réciproque des engagements entre la société minière et les collectivités, notamment en ce qui concerne le versement régulier des contributions prévues et le maintien de la paix sociale.
AWAD Consulting met en avant quatre mois de travail
Chargé de l’accompagnement technique du processus, le représentant du cabinet AWAD Consulting, Abdoul Wahad Diakhaby, a salué les efforts fournis par les différentes parties pour parvenir à la signature de cette convention.
« Ces quatre mois de travail ont été une période particulièrement intense, exigeante et enrichissante. Ils nous ont permis d’échanger, d’apprendre les uns des autres, de mieux comprendre les réalités des collectivités et de progresser ensemble vers un objectif commun : l’élaboration de conventions répondant aux besoins prioritaires des populations », a-t-il indiqué.
La convention ne doit pas être considérée comme une simple formalité administrative, mais comme un instrument de planification et de suivi du développement local, a-t-il insisté.
« La signature d’une convention marque un engagement, mais elle constitue surtout le point de départ d’un travail collectif qui devra se poursuivre dans la durée, au bénéfice des communautés concernées », a-t-il ajouté.
Abdoul Wahad Diakhaby a enfin invité les collectivités et la société minière à maintenir un dialogue permanent afin de garantir la mise en œuvre effective des engagements pris.
Mambia appelle à des réalisations concrètes
Abraham Haïdara, secrétaire de la commune de Mambia a, au nom de toutes les communes bénéficiaires insisté sur la nécessité de traduire les engagements contenus dans la convention en réalisations concrètes.
« La signature de la convention ne constitue pas une fin en soi. Elle marque plutôt le début d’une nouvelle étape : celle de la mise en œuvre effective des engagements et des projets retenus », a-t-il affirmé.
Il a souligné la responsabilité des collectivités dans l’identification des besoins, le choix des priorités et le suivi des projets, tout en appelant la société minière à respecter ses engagements. Pour lui, la réussite de cette démarche repose sur la transparence, la confiance et la responsabilité partagée entre les entreprises minières, les autorités administratives, les élus locaux et les communautés.
À travers cette signature, les différentes parties espèrent renforcer leur partenariat et favoriser un développement local plus durable dans les communes de Mambia, Friguiagbé, Samaya et Damakania. La prochaine étape sera désormais la mise en œuvre des projets retenus et le suivi des engagements pris au bénéfice des populations.

