Exploitation anarchique de l’or à Siguiri : 1263 guinéens, burkinabè, maliens, togolais, nigériens, ivoiriens et ghanéens mis aux arrêts
Les opérations d’interdiction totale d’exploitation anarchique de l’or dans la région administrative de Siguiri se poursuivent. Selon un communiqué conjoint du ministère de la défense nationale et du ministère de la sécurité et de la protection civile, 1263 personnes de nationalités guinéenne, burkinabè, malienne, togolaise, nigérienne, ivoirienne et ghanéenne ont été interpellées et conduites à Conakry pour des fins de procédure.
Dans un communiqué conjoint, le ministère de la défense nationale et le ministère de la sécurité et de la protection civile assurent que les interventions menées sur le terrain se déroulent conformément aux dispositions légales en vigueur.
Les deux départements ministériels précisent que “les opérations conduites sur le terrain sont conformes aux lois et règlements en vigueur en République de Guinée et qu’elles continueront à se dérouler avec rigueur et professionnalisme.
Les éléments factuels recueillis sur le terrain ont déjà fait l’objet d’une communication du ministre des affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des guinéens établis à l’étranger, le jeudi 5 novembre 2026, devant les chefs de missions diplomatiques accrédités en Guinée.
Les ministres de la défense nationale, de la sécurité et de la protection civile annoncent qu’à date, “mille deux cent soixante-trois (1 263) personnes composées de guinéens, burkinabè, maliens, togolais, nigériens, ivoiriens et ghanéens considérées comme des récalcitrants ont été interpellées et conduites à Conakry pour des fins de procédure”.
Les officiers de police judiciaire procèdent aux auditions des personnes interpellées. À l’issue de cette étape, les personnes mises aux arrets seront déférés devant les juridictions compétentes, conformément à la loi.
Le gouvernement rappelle que vingt-deux (22) administrateurs territoriaux civils et militaires, dont le gouverneur par intérim, quatre (04) préfets et dix-sept (17) sous-préfets de la région administrative de Siguiri, ont été radiés de la fonction publique et des effectifs de l’armée par décret du président Mamadi Doumbouya.
Par ailleurs, quatre cent soixante-dix-neuf (479) présidents de district et de quartier ont été limogés par la ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.
La lutte contre l’exploitation anarchique et illégale de l’or ne se limite pas à la région administrative de Siguiri. Les autorités annoncent que les mêmes opérations se poursuivent dans d’autres localités minières du pays, notamment à Mandiana, Kérouané et Kouroussa.
Le ministère de la défense nationale et le ministère de la sécurité et de la protection civile réaffirment leur détermination à faire respecter la loi et préviennent que toute personne impliquée dans l’exploitation illégale des ressources nationales, qu’elle soit guinéenne ou étrangère, sera traduite en justice.



