[dropcap]A[/dropcap]u lendemain des violences, au siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui ont coûté la vie au journaliste Elhadj Mohamed Diallo, Bah Oury, exclu du parti, s’est exprimé sur son site officiel pour faire le bilan des échauffourées.
L’ancien exilé politique, qui est rentré au bercail le 24 janvier dernier, a publié une liste de personnes agressées pour dit-il, supposées être proches de lui. Il s’agit de: “Abdoulaye DIALLO (poignardé au dos), Ibrahima Sory BAH (poignardé au niveau du cou), Yagouba Syntally, Secrétaire Général de la Section UFDG de Syntally (blessé à la tête)’’.
Plus grave, fait remarquer Bah Oury, c’est ‘’l’assassinat du journaliste Elhdaj Mohamed Diallo qui ne faisait qu’exercer son métier.
‘’Fort heureusement, les agresseurs ont été formellement identifiés par des témoins’’, annonce l’ancien ministre de la réconciliation nationale qui précise que : ‘’Leurs témoignages seront mis à disposition de la justice pour que toute la lumière soit faite. La procédure est engagée’’.
Il prévient qu’il veillera au grain, assurant à l’avance que ‘’tous ces crimes ne resteront pas impunis’’.
Selon le camp de Cellou Dalein Diallo, en se rendant au siège de l’UFDG vendredi aux environs de 16h30, ‘’Bah Oury était muni d’une arme à feu et accompagné de loubards à l’effet de perturber la réunion du Bureau exécutif, et, selon des rumeurs persistantes avec aussi l’intention d’attenter à la vie de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG au motif que celui-ci l’aurait exclu du parti qu’il aurait créé’’.
Le parti ajoute que ‘’l’ancien vice-président a voulu forcer le passage et s’est heurté à l’opposition des maintiens d’ordre du parti. Au cours de l’altercation, il a fait usage de son arme à feu devant plusieurs témoins et malheureusement, le jeune journaliste Elhadj Mohamed Diallo du site Guinee7 présent sur les lieux a été mortellement atteint par la balle’’.
Une sortie médiatique démentie aussitôt par le camp de Bah Oury. Il dit avoir été empêché d’accéder au siège par la ‘’garde rapprochée de Cellou Dalein Diallo’’ qui, selon lui, a ‘’fait usage d’une extrême violence’’. Dans la bousculade, décrit M. Bah, ‘’un des gardes qui se dénommerait Sow a tiré 3 coups de feu en notre direction. Ses balles ont malheureusement fauché un journaliste qui en est mort’’.
‘’Tout ceci s’est passé devant témoin dont un journaliste indépendant m’ayant suivi depuis mon domicile’’, précise-t-il.
Du côté de la justice, une enquête a été ouverte contre X pour homicide volontaire.
Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 628 32 85 65/sidy.bah@visionguinee.info


Solidio, on attend tes preuves et tu sauras ce qui se passe fils de pute. Tu as tué sur commande et tes jours sont comptés
cellou et c loubards ils ont toujours deguainer meme lors des manifestations
http://www.ledjely.com/2016/02/06/mort-de-mohamed-diallo-qui-a-vraiment-tire/
Justement, un témoin des affrontements entre les deux camps a cru devoir nous faire remarquer un détail qui lui parait déterminant. En effet, selon lui, vu que les deux camps se faisaient distinctement face (le camp Cellou adossé au siège du parti et celui de Bah Oury à la voie publique), notre confrère était plutôt du côté des partisans du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Au même titre que ces derniers, il faisait face à Bah Oury et à ses proches. Or, rappelle-t-il, « la balle a frappé Elhadj Mohamed à la poitrine et non dans le dos ! ». Pour lui, du fait de cette disposition de la scène du crime et de l’endroit exact où notre confrère a été touché, le tireur devait être devant la victime. Selon donc sa logique, les soupçons s’orientent davantage du côté des pro-Bah Oury.
Ceci étant, seule la justice saura démêler le vrai du faux dans cette scabreuse et confuse situation. D’autant que le contexte politique, comme c’est souvent le cas en Guinée, prédispose à toutes les manœuvres et autres coups bas possibles.
Kendu, attention a ce que tu ecrit, tes propos peuvent te rattraper. Si les jours de quelqu’un sont comptés par toi, tu deviendra le dieu qui lui a arracher la vie. En matiere d’enquête, tu risquera de te defendre. Attention a ce que vous ecrivez parfois. La situation que vit l’UFDG est tres deliquate, evitez de commenter du n’importe quoi. C’est juste un conseil de frere.