[dropcap]L[/dropcap]e ministère de l’élevage et des productions animales a fait vendredi une communication relative à la menace d’introduction de la grippe aviaire sur le territoire guinéen. Mohamed Tall a attiré l’attention du gouvernement afin de prendre toutes les précautions pour éviter une grave crise.
Selon le compte rendu du conseil des ministres fait par le porte-parole du gouvernement, en 2015, 2016 et début 2017, ‘’on a assisté à une recrudescence des cas de grippe hautement pathogène chez les volailles au Nigeria, au Burkina, au Niger, au Cameroun et en Côte d’Ivoire’’.
Damantang Camara de préciser que le ministre de l’élevage, Mohamed Tall a indiqué au conseil qu’un risque élevé d’introduction de la maladie dans notre pays existe. Ce risque, selon le ministre est lié aux échanges commerciaux sur la volaille et produits dérivés, l’existence de 12 sites d’accueil d’oiseaux migrateurs avec plus de 52 millions d’oiseaux qui arrivent d’Europe chaque année, l’existence de la maladie en Côte d’Ivoire, pays frontalier avec la Guinée.
Ce n’est pas tout. L’autre risque est dû au faible niveau de fonctionnement du Réseau de surveillance épidémiologique des maladies animales (REMAGUI) ainsi qu’aux faibles capacités de détection précoce et de réaction rapide des services vétérinaires par manque de ressources financières et matérielles appropriées.
D’après Mohamed Tall, les services vétérinaires sont confrontés à d’énormes difficultés d’ordre matériel et financier. Face au risque élevé d’introduction de la grippe aviaire dans notre pays, dira-t-il, il est important de renforcer les équipements et d’allouer aux services des ressources financières conséquentes.
En attendant, des mesures d’urgences sont envisagées face au risque élevé d’introduction de la maladie dans notre pays. Il s’agit entre autres de l’interdiction d’importation de volailles, ses sous-produits et du matériel avicole recyclé en provenance pays infectés ; la réactivation du Réseau de surveillance épidémiologique des maladies animales ; le renforcement de la surveillance épidémiologique ou encore la préparation à la riposte et à la gestion des foyers en cas d’introduction de la maladie.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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ca ne va pas nous inquiéter! car l’elevage n’existe plus en guinée