[dropcap]D[/dropcap]ifficile de dire combien de sociétés de transport la Guinée a eu depuis son accession à l’indépendance, selon le ministre Oyé Guilavogui. Sur plus de 100 bus que disposait la Société des transports de Guinée (Sotragui), seuls six sont dans la circulation aujourd’hui.
Qu’est-il arrivé aux autres ? ‘’Les bus de la Sotragui ont été cannibalisés’’, avoue Oyé Guilavogui.
Le ministre détaille au passage le modus operandi. ‘’Il suffit qu’un seul bus tombe en panne de batterie pour qu’on l’arrête. Quand un autre tombe en panne d’embrayage, celui qui a la panne de batterie, on enlève son embrayage’’, martèle-t-il.
Il estime qu’au sein de la société, il n’existait pas une gestion rigoureuse des pièces de rechange. ‘’Ils ne ravitaillaient pas le stock, finalement, tous les bus se sont retrouvés sur cales. La gestion du stock a été mal faite’’, affirme M. Guilavogui.
Après la fuite de deux directeurs de la Sotragui, le ministre des transports a nommé un directeur par intérim pour, dit-il, sauver ce qui reste de la société en attendant la fin des négociations pour l’arrivée de City Bus, une compagnie marocaine spécialisée dans les transports.
Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info
00224 664 93 14 04/cire.balde@visionguinee.info


Vraiment c’est dommage quand de mettre à la d’une entreprise des apatrides