[dropcap]L[/dropcap]es ouvrages de franchissement s’écroulent partout dans le monde. Et ce n’est pas une nouveauté, selon le ministre des Travaux publics, moqué sur les réseaux sociaux après l’effondrement de plusieurs à travers le pays.
‘’Les ouvrages cèdent partout dans le monde. On fait avec les normes techniques en notre possession’’, répond le ministre Moustapha Naité à ses détracteurs.
Au micro de VisionGuinée, le patron du département des Travaux publics dénombre sur toute l’étendue du territoire nationale ‘’1946 ponts en béton armés, 39 ponts métalliques, 31 ponts provisoires, 32 ponts bacs, 12 ponts en bois’’.
‘’Sur les 8 tronçons de la route nationale, on trouve 155 ponts dont 103 grands ponts d’une longueur supérieure ou égale à 20 mètres. Sur les 13 tronçons de la route nationale en terre, 173 ponts ont été inventoriés dont 64 grands ponts dont la longueur égale ou supérieure à 20 mètres’’, détaille Moustapha Naité.
A la suite d’une inspection des routes nationales, le ministre des Travaux publics déclare que 31% des ponts sont dans un mauvais état. Il tient à rassurer que ses services travaillent d’arrache-pied sur un planning d’entretien, de rénovation et de réfection de l’ensemble des ouvrages de franchissement en état critique existant sur les routes nationales.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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La seule excuse recevable dont ce ministre aurait pu se prévaloir plus intelligemment, aurait été le fait qu’il vient seulement d’arriver à la tête du département des TP.
Avec tous les autres arguments qu’il avance à tort et à travers depuis le début de ce phénomène d’effondrement des ponts, il ne réussira au mieux qu’à étaler encore plus au grand jour, les carences de la gouvernance d’AC et de sa vision autocratique et ethnocentriste de l’Etat guinéen.
Que Naïté nous donne alors ailleurs dans le monde de 2018, et sur des tronçons routiers de trafics d’importances comparables à celui de notre RN1 (Conakry-Mamou), des exemples de ponts qui se soient effondrés de vétusté naturelle et/ou d’usure aggravée par manque d’entretien d’une part, et les surcharges incontrôlées des véhicules poids lourds d’autre part.
Au vu du coût surfacturé invoqué pour la reconstruction du pont de Linsan, chaque Guinéen avisé pourra ainsi se faire une idée des arrière-pensées prédatrices qui se cachent derrière les chiffres peu flatteurs de l’inventaire et le planning en cours d’élaboration de ce ministre RPGiste, ridiculement prétentieux.