[dropcap]S[/dropcap]idiki Camara, enseignant, est en colère. Parmi les meneurs du sit-in à Kaloum, il n’a pas apprécié l’attitude des forces de l’ordre qui ont dispersé les grévistes devant le ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, situé à quelques encablures de la présidence de la République.
“La grève est constitutionnelle, nous réclamons nos droits”, proteste Sidiki Camara, après avoir eu droit à une dose de gaz lacrymogène. “On dit que c’est un professeur qui est au pouvoir. On a voté pour lui en pensant qu’il allait améliorer nos conditions de vie, mais on voit le contraire”, ajoute-t-il, furieux.
L’enseignant se demande pourquoi le sit-in a été étouffé par les forces de l’ordre alors que la manifestation est pacifique. “On dit que nous sommes un pays démocratique, mais pourquoi nous empêcher de tenir notre sit-in ?”, demande-t-il, déplorant le tir de gaz lacrymogène sur la foule.
“Nos revendications ne sont pas politiques. Le gouvernement politise tout, on en a marre. Ils sont dans l’opulence et nous, dans la galère”, rouspète plus loin ce professionnel de l’éducation. “On en a marre. C’est la dictature qui règne. Que l’opinion internationale ne reste pas indifférente face à la situation qui prévaut actuellement dans notre pays”, termine notre interlocuteur.
Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Info

