[dropcap]M[/dropcap]oins de soixante-douze heures après l’agression mortelle d’un jeune universitaire guinéen près de Rouen, qui a suscité un fort émoi pour son caractère présumé raciste, un homme de nationalité française et d’ascendance turque, avec des antécédents psychiatriques, a été interpellé lundi 23 juillet au matin mais sa garde à vue a été levée pour raison médicale.
Dans la soirée, le procureur de Rouen Pascal Prache a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie ou une nation, une prétendue race ou religion déterminée ».
Cette infraction de nature criminelle « fait encourir une peine de vingt ans de réclusion ».
Né en 1990, le suspect, interpellé « ce (lundi) matin à Rouen à 9h30 », présente des « antécédents psychiatriques » et est « sous curatelle renforcée », avait indiqué une source policière. Le procureur a confirmé que le suspect avait « déjà été condamné et faisait l’objet d’une mesure décidée par le juge des tutelles ».
C’est le signalement d’un proche qui a permis de localiser l’homme « dans un hôtel de Sotteville-lès-Rouen où les policiers se sont rendus », a-t-on ajouté de source policière.
Le suspect portait « un maillot du club turc de Galatasaray »
Son état n’étant « pas compatible avec la garde à vue, il va être hospitalisé au Rouvray », l’hôpital psychiatrique du secteur de Rouen, a-t-on encore indiqué.
« Du fait de l’état psychologique de la personne interpellée, incompatible avec la garde à vue, celle-ci a été levée après examen médical, le mis en cause étant alors hospitalisé sous contrainte », a précisé le procureur.
Selon une source policière, le suspect portait « un maillot du club turc de Galatasaray », un club de football d’Istanbul, au moment des faits qui ont eu lieu vendredi vers 20h20, peu avant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre l’Algérie et le Sénégal…Lire la suite de l’article sur L’Obs en cliquant ici

