[dropcap]L[/dropcap]e doyen Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx/Lance, et Boubacar Algassimou Diallo, plus connu sous le nom d’Abou Bakr, directeur de de la radio Lynx FM, ont maille à partir avec la justice guinéenne.
Ils sont poursuivis pour ‘’complicité de production, de diffusion et de mise à la disposition d’autrui des données de nature à troubler l’ordre ou la sécurité publique’’. Si la justice a ordonné la levée du contrôle judiciaire du doyen Souleymane Diallo, tel n’est pas le cas pour Abou Bakr qui doit se présenter au tribunal pour émarger.
Mercredi, le président de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (Urtelgui) a laissé exploser sa colère, devant la cour d’appel de Conakry.
‘’Nous sommes choqués et révoltés de voir des magistrats trainer dans la boue les ouvriers et artisans de la démocratie dans notre pays. Nous sommes très révoltés’’, a fait savoir Sanou Kerfalla Cissé, par ailleurs patron du groupe Afric Vision.
Il a poursuivi en rappelant que ‘’le doyen Souleymane Diallo constitue un symbole pour la presse. Il a posé les premiers jalons d’une presse libre et indépendante’’.
‘’Nous sommes outrés et choqués. Devant un tel harcèlement [contre la presse], nous ne pouvons pas rester les bras croisés’’, a assuré M. Cissé, qui se dit convaincu qu’Abou Bakr est devenu un ‘’prisonnier ambulant. C’est traumatisant alors que nous ne sommes pas des malfrats’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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