[dropcap]A[/dropcap] travers une infographie, Reporters sans frontières (RSF) recense des propos méprisants, injurieux, voire accusateurs ou racistes que des chefs d’Etat et de gouvernement ont tenus contre des journalistes. Des déclarations publiques contraires au principe de la liberté de l’information, qui illustrent les tensions auxquelles sont soumis les journalistes dont le seul tort est d’avoir exercé leur métier.
Informer peut se révéler une tâche périlleuse dans certains pays, et les journalistes dont les questions déplaisent ou dont les enquêtes s’attachent à mettre en lumière la corruption des pouvoirs publics peuvent s’exposer aux foudres des chefs d’Etat.
Certains ne tolèrent aucun désaccord, ni même aucun débat. D’autres associent systématiquement toute remise en cause à une opposition, un acte de sédition, un complot, une ingérence étrangère. D’autres encore, que l’on pourrait qualifier de “multirécidivistes”, semblent mener des campagnes de harcèlement contre un média ou un journaliste qui a l’art de leur déplaire. Enfin, il y a ceux qui ne se prononcent pas, car disposant d’un système de censure si efficace qu’il n’est nul besoin de rappeler à l’ordre les médias déjà mis au pas. De l’allusion discrète aux menaces de mort, les styles changent selon les région, mais l’objectif reste le même : museler l’information.
Les exemples choisis soulignent, pour chaque région, les tendances dans les rapports entre le pouvoir étatique et les journalistes. Ces phrases qui individuellement peuvent sembler anodines, dénoncent ensemble le climat de tensions dans lequel les journalistes doivent travailler dans certains pays…Lire la suite sur Reporters Sans Frontières.