En présidant l’atelier de validation politique du Rapport national volontaire (RNV) 2026 sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) en Guinée, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur la nécessité de renforcer la production de données statistiques afin de mieux orienter les politiques publiques et réduire les inégalités sur l’ensemble du territoire national.
Selon le chef du gouvernement, les statistiques doivent permettre d’évaluer avec précision les disparités entre les différentes régions du pays afin d’adapter les décisions publiques aux réalités du terrain.
‘’Il faut que nos statisticiens soient en mesure de calculer et de vérifier l’effet sur l’ensemble du territoire national, ce qui nous permettra de jauger les équilibres et les inégalités sur l’ensemble du territoire. Parce que l’inégalité est la principale source de frustration’’, a déclaré Bah Oury.
Le Premier ministre estime que les autorités doivent désormais s’appuyer sur des indicateurs fiables pour définir leurs priorités et éviter des politiques publiques qui, malgré de bonnes intentions, pourraient manquer d’efficacité. ‘’Il nous faut des mesures claires, nettes, donnant des orientations aux gouvernants pour savoir ce qu’il faut faire, pour ne pas aller simplement à l’emporte-pièce ou selon le feeling dans des politiques qui peuvent être généreuses mais qui peuvent s’avérer aussi inefficaces si elles ne s’appuient pas sur des données tangibles’’, a-t-il expliqué.
Tout en reconnaissant que des progrès restent à accomplir, le locataire du palais de la Colombe s’est voulu rassurant sur la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes avec l’appui des partenaires techniques et financiers. ‘’Beaucoup de choses restent à faire et nous allons nous y atteler avec, bien entendu, la bénédiction et l’aide de nos partenaires. La question de l’énergie, c’est le point faible et nous allons nous y atteler le plus rapidement possible parce que c’est un point faible et il n’est pas normal que la Guinée ait des problèmes sur les aspects énergétiques’’, a-t-il déploré.
Pour remédier durablement à cette situation, M. Bah a plaidé pour une refonte du modèle économique afin de garantir un meilleur accès à l’électricité à l’horizon 2030. ‘’Il faut repenser le modèle économique pour permettre à nos concitoyens, à l’orée de 2030, d’être dans un contexte où l’accès à l’électricité ne sera plus un privilège mais ce sera presque un droit’’, a-t-il souligné.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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