A Ouagadougou, les esprits s’échauffent et la garde présidentielle quadrille les rues. Et comme mercredi des tirs ont eu lieu dans le centre de la capitale pour tenter de disperser les manifestants.
Réputée proche du président déchu, le RSP a déjà à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina. Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait d’ailleurs recommandé la dissolution de cette unité de quelque 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l’armée burkinabè.
Fin juin, le RSP avait ainsi provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, également numéro 2 de ce régiment et qui avait demandé publiquement la dissolution pure et simple du régiment avant d’y renoncer.
Ce coup de force de la garde présidentielle intervient à moins d’un mois de la présidentielle qui était prévue le 11 octobre dernier.