Détenu depuis avril 2022 dans le cadre des poursuites engagées contre les anciens dignitaires du régime de l’ex-président Alpha Condé, l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, est poursuivi dans une affaire portant sur 15 milliards de francs guinéens.
En février 2025, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) l’avait condamné en première instance à cinq ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de 5 milliards de francs guinéens.
Il avait également été condamné à verser 15 milliards de francs guinéens à l’État à titre principal, ainsi que 3 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
Saisie de son recours, la chambre des appels de la CRIEF a rendu sa décision ce jeudi 2 juillet. La juridiction a partiellement réformé le jugement de première instance en ramenant la peine de l’ancien chef du gouvernement à trois ans et neuf mois d’emprisonnement, tout en maintenant l’amende de 2 milliards de francs guinéens.
Dans son arrêt, la Cour a relaxé Kassory Fofana du chef de détournement de deniers publics. En revanche, elle l’a reconnu coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, des infractions pour lesquelles il demeure condamné.
La juridiction a également ordonné la confiscation, au profit de l’État guinéen, des avoirs détenus sur le compte « Épargne à vie » de l’ancien Premier ministre, ouvert à VISTAGUI SA. La gestion de ces fonds a été confiée à l’AGRASC.
Sur le plan civil, l’État guinéen a obtenu la confirmation d’une indemnisation de 3 milliards de francs guinéens en réparation des préjudices retenus par la Cour. L’arrêt prévoit en outre la publication de la décision au Journal officiel, aux frais du condamné.
Lors de l’audience des réquisitions, le 18 juin dernier, le parquet général avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement contre l’ancien Premier ministre. De son côté, la partie civile avait demandé la condamnation de Kassory Fofana à payer 20 milliards de francs guinéens pour appel jugé abusif, une requête qui n’a finalement pas été retenue par la Cour.
Salimatou Baldé, pour VisionGuinee.Info
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