Des commentateurs rappellent que “le dossier du 28 septembre 2009 est toujours en attente et de ce fait, cette nouvelle affaire risque de ne pas intéresser la Cpi à moins qu’il y ait un autre procureur plus regardant, moins lié à Alpha Condé comme l’est Mme Bensouda”.
Pour ces commentateurs, “si Mme Bensouda avait réservé au dossier du 28 septembre 2009 le même traitement que celui de la Côte d’Ivoire, dans la poursuite de Laurent Gbagbo, c’est certain que le jugement aurait été fait. Elle a accordé plus d’importance au cas Laurent Gbagbo, sans preuves solides, alors que celui du 28 septembre était blindé. Alpha Condé a laissé entendre, parlant de ce dossier, que ses amis blancs et lui ont convenu de fermer ce dossier. Qu’a fait Mme Bensouda suite à cette déclaration ? Rien’’.
Pour d’autres commentateurs, cependant, “les choses sont plus sérieuses cette fois-ci. Le dossier déposé contre Alpha Condé et ses collaborateurs est plus costaud. Ils ont un très mauvais bilan surtout les plans. En matière de démocratie et des droits de l’homme, le régime Condé a été un modèle de dictature impitoyable, surtout à l’endroit de l’ethnie Peulhe. Les jours de Bensouda à la Cpi sont comptés. Au plus tard en juin 2021, elle ne sera plus en place. Et même si elle était là, elle n’aurait pas eu de moyens pour freiner le dossier car, cette fois-ci, Alpha Condé n’a pas d’appuis. L’Occident l’a lâché et il ne peut pas compter sur les Russes, Chinois, Turques qui, lorsque leurs intérêts sont menacés, vont le laisser tomber”.
Communiqué des avocats du FNDC
Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, avocats du Fndc, ont publié (samedi 9 mai 2020), un communiqué pour souligner qu’ils “ont appris, par voie de presse, que le gouvernement guinéen aurait informé la CPI et d’autres organisations internationales des « agissements du FNDC ». Pour eux, “cette démarche, dont ils relèvent le caractère totalement invraisemblable, veut être une riposte au dépôt, le 29 avril 2020, d’un signalement auprès de la CPI en application de l’article 15 du Statut de Rome et dont il a été accusé bonne réception.
Ils estiment que “cette communication du gouvernement guinéen trahit une incontestable perte de sang-froid et en creux dit son inquiétude légitime face au caractère très sérieux et documenté du signalement fait par le FNDC. Il est aussi un terrible aveu d’impuissance des juridictions nationales. Les soussignés déplorent par ailleurs ce qui constitue une vaine tentative de criminalisation du FNDC. Cette tentative, qui n’est malheureusement pas la première, doit s’analyser comme un écran de fumée pour retarder le débat judiciaire relatif aux nombreuses exactions commises”… Lire la suite de l’article sur Guinafnews.info en cliquant ici