[dropcap]C[/dropcap]ette question qui vaut tout son pesant d’or, mérite d’être posée même si le commun des mortels a du mal à y répondre. Longtemps appelé ‘‘l’axe de la démocratie’’ ou encore ‘‘l’axe du mal’’ selon les humeurs des uns et des autres acquis ou non au combat sans cesse républicain entrepris par les habitants de cette bretelle située au nord de Conakry.
A peine rentré d’un contrôle médical de Tunis, Alpha Condé s’est livré à un exercice pas familier de lui. Il s’est attiré plus d’un curieux en s’adonnant à des randonnées pédestres. En sillonnant plusieurs quartiers de Kaloum et de Matoto pour, dit-il, rassurer les propagateurs de rumeurs qui le tuaient déjà avec leurs bouches, de son aptitude physique consistante. Des voix avaient juré que jamais le chef de l’exécutif guinéen ne se rendra sur la route Le Prince. Mais pourquoi au juste ? Allez le savoir !
Les populations de cette partie de Conakry ont-elles fait un tort aux autorités pour mériter un tel traitement ? Ces pratiques ne sont-elles pas de nature à cultiver la haine, le mépris et la révolte au sein de ces populations ? Ça a tout l’air en tout cas. Car, ces zones sont privées même des affiches publicitaires sur des grands évènements du pays et même des effigies des chefs d’Etat qui viennent en Guinée pour des visites de travail.
Ce vendredi 28 novembre, c’est le président français François Hollande a rendu visite à Alpha Condé. A cette occasion, des retouches de peinture ont été faites sur l’autoroute Fidel Castro, des caniveaux curés par endroits, des immondices d’ordures qui jonchent habituellement les rues de Conakry, collectés. Le ‘‘mal aimé axe du régime’’ a encore été omis. Ce qui amène les citoyens à s’interroger si cette partie de la capitale guinéenne appartenait à un autre Etat.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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