‘’Nous sommes aujourd’hui à plus de 1800 cas. Nous avons commencé timidement avec 2 cas au début mars. C’est monté lentement. Et très rapidement, le rythme s’est accéléré. Si on compare la situation de la Guinée avec qui passe dans les autres pays d’Afrique, ça devient très inquiétant’’, diagnostique Kabinet Komara.
En Afrique, rappelle-t-il dans l’émission Œil de lynx, ‘’nous sommes à peu près 49800 cas et plus de 1900 décès. Sur les 54 pays africains, il y a un seul pays où on n’a pas enregistré des cas, c’est le Lesotho. Tous les autres 53 pays ont connu et connaissent encore des cas’’.
‘’Pourquoi c’est inquiétant en Guinée ?’’, se demande-t-il, avant de souligner : ‘’Nous faisons partie des 10 pays les plus atteints. Pourtant, nous ne sommes que 12 millions d’habitants, mais avec cette population, nous nous plaçons en tête. Il faut absolument que nous puissions nous ressaisir, essayer de prendre les mesures draconiennes de façon à stopper la propagation et prendre des mesures curatives dans les meilleurs délais’’.
Le 23 avril dernier, l’ancien Premier ministre Komara a prévenu que ‘’si nous ne prenons pas des mesures draconiennes d’ici fin avril. Nous serons à plus de 1000 cas et malheureusement nous sommes à plus de 1000 cas’’.
Il préconise une campagne d’information et de senbilisation pour limiter l’expansion du coroànavirus en Guinée. ‘’Il faut de la sensibilisation. Pourquoi ? Parce que nous avons une population à majorité analphabète. Les canaux de communication ne sont pas accessibles à une partie de la population. Ce n’est pas tout le monde qui a la radio, la télévision. Mieux une partie de la population ne croit pas aux messages des gouvernants. Dans une telle situation, il faut faire appel à tous les leaders d’opinions’’, propose-t-il.
Il appelle autorités à débloquer des fonds pour la confection de masques de protection. Il se dit favorable à la réalisation de tests de dépistage massifs du coronavirus. ‘’Il faut recruter tous les personnels nécessaires et leur permettre d’apprendre les techniques de test’’, souligne-t-il, assurant que ‘’si nous voulons arrêter la propagation du virus, il faut que nous puissions identifier rapidement tous ceux qui sont à risque ou atteints. Pour ça, il faut des tests en quantité’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 666 905 416/boussouriou.bah@visionguinee.info