Son extraction dans la presque totalité des zones en Guinée est axée sur la production traditionnelle. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement. Car, pour obtenir 1 kilo de sel, il faut en effet brûler tout un fagot de. Une situation qui devrait interpeller les décideurs à encadrer les partisans de cette pratique dans une dynamique de formation en vue de se réunir en groupements ou en coopératives pour porter des projets générateurs de revenus.
« Nous partons d’abord recueillir de la poudre à sel dans les mangroves sur plusieurs kilomètres. Nous la recueillons à l’aide des calebasses usées. Nous l’entassons jusqu’à ce que ça atteigne un niveau qu’on souhaite. De là, nous la transportons sur la terre ferme ici. Nous cherchons alors des hommes qui vont nous réparer le tènkè (une sorte de filtre en forme d’entonnoir : Ndlr). Nous faisons boucher toutes les issues avec du possi (sorte de feuille de palmier) et des tiges de riz battu. Nous allons chercher la boue pour venir crépir l’intérieur. Quand tout est sec, nous y mettons enfin la poudre à sel, avant de l’accompagner par de l’eau. Ça trouvera qu’on a placé un récipient sous le filtre, et dans lequel l’eau filtrée est recueillie », nous confie-t-elle.
« Nous parcourons plusieurs kilomètres pour nous approvisionner en cette denrée », avoue dame Fatou Soumah.
Et une fois cette eau obtenue, elle est transvasée dans une large bassine appelée ‘‘kaman’’, et qui sert de marmite où l’eau bout jusqu’à produire du sel. Cependant, l’activité reste saisonnière. Donc, impraticable en période hivernale.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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