Dans un courrier adressé à l’antenne préfectorale du Front préfectoral pour la défense de la constitution, le maire Mamadouba Bangoura a indiqué que la manifestation est interdite.
Il affirme que la date du 4 mai coïncide avec l’arrivée à Kindia du président de la République dont la réception est prévue au stade Fodé Fissa, dit-on, pour la pose de la première pierre des infrastructures à l’occasion des festivités marquant le 61e anniversaire de l’indépendance de la Guinée.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com
Comme on commencera à le constater, c’est un mauvais coup que CDD et FOF, entre autres responsables de l’UFDG, avaient porté à la cause de la légalité électorale notamment avec leur machination qui a ainsi abouti à l’éviction du maire Abdoulaye Bah (AB) que les Kindianais avaient démocratiquement élu en février 2018.
Rien ne me rattache personnellement au jeune AB, pas plus que Mamadouba Bangoura, le maire UDG de substitution qu’ils lui ont préféré, ne m’aurait nullement gêné en tant que tel, dans d’autres circonstances.
Mais à l’instar d’une certaine fâcheuse décision du nouveau maire UFDG de Dixinn, c’est un retour de manivelle que les mauvais calculs stratégiques de CDD infligeront ainsi au moral des acteurs du salutaire FPDC, à travers l’interdiction de surcroît illégale de ce meeting par le maire UDG de Kindia.
Et en extrapolant tant soit peu, force sera d’évidence de reconnaître que l’on ne peut pas reprocher décemment à Mamadou Sylla, dont l’ancrage dans le camp de l’opposition à AC reste même à prouver, de faire la même chose à Kindia, que l’on n’avait pas reproché à CDD il y a quelques semaines, à Dixinn…
Les faits étant têtus dans le paysage politique guinéen plus que nulle part ailleurs dans notre sous-région ouest africaine, on ne le dira pas suffisamment: la seule chance qu’auront le FNDC et ses diverses déclinaisons préfectorales de mobiliser efficacement les Guinéens autour de l’impérieux combat de défense de notre constitution, tiendra aux capacités de chaque leader de formation politique membre notamment, à mettre temporairement ses ambitions politiques en sourdine; le temps d’unir loyalement les élans populaires pour venir à bout velléités machiavéliques d’AC et de ses promoteurs de 3e mandat.
Eh oui, le « Mogho-Naaba de Conakry » et son clan maffio-affairiste dont le seul objectif est de piller les ressources de ce pauvre pays, oublient une leçon de la sagesse africaine qui veut que: « L’abus de la force use la force, l’abus du pouvoir use le pouvoir ». (Proverbe burkinabè)