‘’En prenant le pouvoir en 2011, malgré les efforts fournis avant l’accession du président Alpha Condé, la situation sanitaire dans le pays se caractérisait par une prévalence élevée des problèmes de santé’’, indique Dr. Edouard Niankoye Lamah à la presse.
Et de poursuivre : ‘’Le taux de mortalité maternelle était à 980 pour 100.000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile à 98‰, la prévalence du VIH était à 1,5%, la prévalence du paludisme était de 44%, tandis que le risque d’infection à la tuberculose était de 1,5%’’.
Sur le plan institutionnel, dira-t-il, ‘’l’organigramme du ministère de la santé ne permettait pas d’assurer l’efficacité du système. Il existait de nombreux projets et programmes ayant une faible efficacité dans la lutte contre la maladie’’.
En matière de promotion de la santé, poursuit le ministre Lamah, ‘’la participation des communautés à la gestion de leur santé restait théorique, car celles-ci n’avaient pas d’emprise réelle sur le fonctionnement des centres de santé et des hôpitaux. Le secteur privé n’était pas impliqué dans la mise en œuvre de la politique nationale et les programmes de promotion de la santé ne ciblaient pas les comportements défavorables à la santé, en vue de leur modification’’.
‘’Dans le domaine de la gestion des ressources humaines, les affectations étaient orientées essentiellement sur la capitale. En effet, 50% des médecins et sages-femmes, 38% des aides de santé du pays se trouvaient à Conakry’’, note-t-il.
Dans le domaine de l’offre de soins, selon le patron du département de la santé, de nombreuses infrastructures ne répondaient pas aux normes techniques requises pour assurer une prise en charge adéquate des malades. Le niveau d’équipement des hôpitaux quant à lui était faible.
Dans le secteur pharmaceutique, indique Dr. Lamah, la chaine d’approvisionnement n’était pas bien structurée, le marché illicite du médicament avait pris de l’ampleur au point de constituer un danger pour la santé publique et une source de faillite pour de nombreuses pharmacies privées.
En matière de financement de la santé, le budget alloué au secteur ne représentait que 2,27% du budget national, à l’arrivée d’Alpha Condé, contre au moins 15% que les chefs d’Etat africains s’étaient engagés à Abuja en 2001 à consacrer au secteur de la santé.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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