Ce pays qui avant 1948 n’existait même pas, et qui avait une langue et une écriture qui avaient presque disparu, a réussi en quelques années à devenir l’un des pays les plus développés et les plus influents du monde.
Ce pays qui est 44 fois plus petit que le Nigeria et 22 fois moins peuplé, a une économie aussi large que celle du pays le plus peuplé du continent africain et qui en est la première puissance économique. Cependant le PIB d’un Israélien fait plus de dix fois celui d’un Nigérian malgré son pétrole et plus de 20 fois celui d’un guinéen avec tout l’or, tout le diamant et toute la bauxite que contient notre sous-sol.
Malgré cette puissance économique et industrielle, l’Israël n’est cependant pas connu pour posséder de ressources naturelles importantes ou pour un climat et un environnement qui étaient favorables à l’agriculture. En plus, ils étudient dans une langue qui n’est ni l’anglais, ni le français et utilisent un alphabet propre à eux. Toutes choses qui auraient été considérées comme des handicaps dans l’esprit trop formaté de nos intellectuels aliénés. Pourtant, la langue hébreu n’est parlée que par quelques 10 millions de personnes à travers le monde.
L’Israël nous a prouvé qu’avec des leaders visionnaires et patriotes et de bonnes politiques de développement, nos langues et nos écritures sont des atouts considérables pour l’émergence de notre continent. En plus de l’éducation dans sa langue et la promotion du nationalisme comme idéologie de survie dans un environnement qu’il considère hostile, l’Israël a investi énormément dans l’agriculture, dans la recherche et dans l’industrialisation. Il a réussi a transformé ce qui était jusque là un désert aride en terres fertiles pour devenir autosuffisant dans plusieurs produits agricoles et devenir même un des greniers du Moyen-Orient.
Ne soyons pas lâches. Nous devons avoir le courage d’affronter nos défis en tenant compte de nos réalités et nos valeurs. En continuant sur la trajectoire actuelle, nous ne faisons que nous enfoncer davantage et prolonger notre peine et rendre encore plus difficile notre émergence.
La jeunesse africaine devrait faire une prise de conscience pour défier le statu quo dans lequel ses aînés ont pris goût et confort. Là où l’Israël et la Corée ont réussi dans leurs langues et leurs alphabets et ce malgré la pauvreté de leurs sous-sols, nous devrions être en mesure de réussir.
Abdoulaye BARRY
ajbarry@live.com
Portland, OR USA
Mr Barry (Portland),tu sais très bien à quels prix Israël a annexé des terres des pays voisins,tels que,la Palestine,l’Egypte,la Jordanie,etc.
Le Développement d’Israël dépend à priori de sa Diaspora et de son Paradis Fiscal.En plus,ils n’ont qu’une seule Langue (Hébreu).Tandis qu’en Côte d’Ivoire,on parle plus de 60 Dialectes,et la Guinée,plus de 12,etc…Donc,le premier facteur de Sous Développement en Afrique est l’esprit égoïste,l’absence de la répartition équitable de la richesse du pays,et le manque d’Unité Nationale…Sinon,tout est faisable.On arrive même pas à tenir débout l’Union Africaine (OUA) sans l’aide financière des pays Étrangers de l’Afrique.
Finalement,l’Afrique est un lieu de Rendez-vous Manqués.Mais,il faut être *OPTIMISTE* pour les Générations futures.